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Agression sexuelle: deuxième procès pour l'ancien policier Maxime Lehoux

Maxime Lehoux

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Maxime Lehoux

En août 2018, lorsqu’elle a entendu à la radio qu’un policier du SPVQ était accusé d’agression sexuelle à l’égard de l’une de ses collègues, une jeune femme qui avait passé la soirée avec lui en février 2018 a, elle aussi, choisi de porter plainte.  

À la mi-mai, l’ancien policier du service de police de la ville de Québec, Maxime Lehoux, a été trouvé coupable, par dix de ses pairs, d’agression sexuelle à l’égard d’une collègue de travail.  

Des faits qui sont survenus à la suite d’une fête de Stoneham en 2016. Le 21 août 2018, l’homme de 30 ans a comparu au palais de justice de Québec pour faire face à cette accusation.  

À la suite de la médiatisation du dossier, le SPVQ a reçu un deuxième signalement concernant des événements qui se seraient produits au bar Le Shaker le 2 février 2018.  

Soirée arrosée 

Ce soir-là, Annie (prénom fictif) s’est rendue au resto-bar avec une amie pour y passer la soirée.  

La preuve a démontré que la femme, qui pèse 130 livres, et son amie ont consommé deux demi-bouteilles de vin, un café Bailey’s, deux shooters de vodka lime et un ou deux verres de vin blanc.  

Festives, les deux jeunes femmes ont discuté avec différentes personnes et Annie a croisé Lehoux, un homme qu’elle connaissait puisqu’il était «ami avec son ex». « Je me suis arrêtée pour prendre de ses nouvelles et il m’a annoncé qu’il venait de se séparer», a témoigné la plaignante en retenant difficilement ses émotions.  

À partir de là, sa soirée n’est composée «que de flash», a-t-elle ajouté. Elle se souvient que son amie lui a demandé si elle rentrait avec elle et qu’elle a préféré revenir avec Lehoux. « Je le connaissais, je savais qu’il était policier donc, j’avais confiance», a-t-elle mentionné au juge Steve Magnan.  

Agression 

Lors d’un autre «flash», elle se trouve dans sa chambre, chez ses parents, «nue ou habillée, je ne sais pas et il est question d’un condom», a-t-elle dit avant d’ajouter que le lendemain, elle s’est réveillée seule dans son lit, avec des douleurs vaginales et anales.  

«J’avais mes règles et j’avais un tampon qui n’a pas été enlevé. J’ai moi-même enlevé le tampon et j’ai eu des douleurs au niveau du vagin pendant cinq jours», a-t-elle précisé, difficilement. 

Le lendemain, Annie et son amie ont échangé des textos concernant la soirée, mais jamais l’agression n’a été mentionnée.  

«Je n’en ai pas parlé... parce que j’avais honte, mais quand j’ai entendu à la radio qu’il était accusé pour agression sexuelle, je me suis mise à trembler et j’ai décidé de porter plainte», a-t-elle ajouté.    

Ce deuxième procès de Maxime Lehoux doit se poursuivre jusqu'à mercredi.  

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