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Éclosion à la prison de Roberval

La prison de Roberval au Lac-Saint-Jean est aux prises avec une éclosion de COVID-19. Jusqu'à maintenant, huit détenus ont reçu un résultat positif, mais d'autres cas pourraient s'ajouter au bilan dans les prochaines heures.

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Selon le Syndicat des agents de la paix en services correctionnels du Québec, cette éclosion aurait commencé à la suite du transfert d'un détenu provenant du centre de détention de Rivière-des-Prairies, qui a été touché par une éclosion majeure. Le détenu en question aurait ressenti des symptômes, mais aurait tardé avant d’en informer les autorités.

Il faut savoir que les personnes incarcérées ne sont pas testées systématiquement à leur arrivée. De plus, depuis l'allègement des mesures sanitaires, il n'y a plus de période d'isolement de 14 jours.

«La personne arrivait de Rivière-des-Prairies, un peu avant la déclaration de l'éclosion. Est-ce que des tests auraient été efficaces? Je ne peux pas vous le dire. Cependant, l'isolement, on a vu que c'était efficace. Dans les première, deuxième et troisième vagues, lorsque des gens arrivaient et qu'on les mettait en isolement, ça faisait en sorte que ces gens-là n'entraient pas avec la Covid», commente le président du syndicat, Mathieu Lavoie.

Des agents correctionnels ont été exposés au virus, mais pour l'instant, aucun cas n'a été confirmé parmi eux.

«Lorsqu’il y a une éclosion dans un milieu de vie, que ce soit un CHSLD, une résidence pour personnes âgées ou un centre de détention, ça prend des mesures plus serrées parce que les risques de propagation sont plus importants», précise le directeur régional de la santé publique, le docteur Donald Aubin.

Cette éclosion accentue le manque criant d'employés à la prison de Roberval. Vendredi dernier, les agents avaient justement accroché leur chemise à une clôture pour dénoncer le recours quasi quotidien au temps supplémentaire obligatoire.

«C'est sûr que quand on retire des gens de façon préventive, ou parce qu'ils ont contracté la COVID-19, ça met de la pression sur l'ensemble du personnel de l'établissement qui doit se diviser les heures de travail. Dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, ça vient faire augmenter les tensions», souligne le président du syndicat.

Une équipe du réseau de la santé a été dépêchée à Roberval afin d’aider à mettre en place des mesures pour mettre un terme à la propagation.

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