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Projet Montréal propose d’investir 500 M$ dans le projet de REM de l’Est

La cheffe de Projet Montréal, Valérie Plante, a promis lundi d’investir 500 millions $, si elle est réélue, pour s’assurer que le projet de REM de l’Est s’accompagne d’un «aménagement urbain complet».

«Pour que le projet répondent aux attentes de la population, la Ville doit s’impliquer encore plus», a souligné Mme Plante, qui a rappelé que le tracé passera notamment à travers des rues résidentielles, au contraire du premier REM.

Avec les sommes investies, elle souhaite donc une collaboration avec la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), qui propose le projet, afin de placer l’intégration urbaine «au cœur du projet».

«Ce qu’on veut, c’est répliquer le modèle de développement du tramway de Québec, où la Ville est partie prenante des travaux», a expliqué Mme Plante. Selon elle, grâce à la contribution financière de la ville, des améliorations pourront être réalisées dans «trois zones stratégiques du projet».

À ce propos, la mairesse sortante demande que l’option souterraine soit évaluée pour la portion du tracé au centre-ville, ainsi que pour celle sur la rue Sherbrooke, dans le secteur de Mercier.

Elle souhaite également que sur la rue Notre-Dame, la construction du REM soit arrimée avec les travaux de réaménagement de l’artère.

Et pour le nord de la métropole, Mme Plante veut que le tracé soit prolongé de l’autre côté de l’autoroute 25, jusqu’à Rivière-des-Prairies.

«Ce n’est pas qu’un projet de transport. C’est un projet d’aménagement urbain et c’est une façon de revoir complètement la ville. C’est une occasion incroyable à saisir», a-t-elle rappelé.

Les 500 millions $ que propose Projet Montréal serviraient à plusieurs types d’aménagement. Mme Plante nomme en exemple des escaliers et passerelles, ainsi que le réaménagement des rues et des trottoirs.

«Quand on fait un projet de transport comme le REM, tous les abords doivent être revus. Il y a peut-être des trames de rues qui devront être refaites», a-t-elle expliqué.

De son côté, son principal adversaire dans la course à la mairie, Denis Coderre, juge l’annonce «timide», considérant l’ampleur du projet, qui doit être selon lui la «pierre angulaire» d’un renouveau dans l’est de la métropole.

«Je le réitère, le REM est un projet nécessaire pour accélérer la croissance économique et désenclaver une partie importante de la métropole. Il en revient à la ville de planifier son aménagement», a-t-il indiqué.

Trop tard pour un REM souterrain ?

Néanmoins, le 2 septembre dernier, la CDPQ avait rendu ses études publiques, écartant l’idée d’un REM souterrain, sous prétexte que celui-ci ne serait pas rentable. Un tunnel de 500 mètres serait toutefois construit sous René-Lévesque.

Mme Plante estime que l’ensemble de l’information n’est pas encore disponible, et elle rappelle que les travaux du comité d'experts ne sont pas terminés. Celui-ci n’a toutefois pas le mandat de revoir le tracé choisi par la CDPQ.

«Ce que je souhaite, c’est d’avoir les deux options, l’aérien et le souterrain, avec les raisons qui favorisent l’un ou l’autre», a révélé Mme Plante.

Elle écarte pour l’instant l’idée d’y mettre son veto si le projet ne répond pas à ses attentes. «Je suis en mode constructif. Je le veux ce projet-là. Je le veux !»

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