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Sa carrière possiblement terminée, Shea Weber visitera ses coéquipiers à Seattle

Demeuré dans sa Colombie-Britannique natale en raison de son incapacité à jouer, Shea Weber viendra passer du temps auprès de ses coéquipiers.

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La présence du capitaine insufflera sans doute une bonne dose d’énergie à la troupe de Dominique Ducharme, déjà regaillardie par son éclatante victoire face aux Red Wings de Detroit.

Déjà, on sentait les Montréalais un peu moins crispés à leur retour sur la patinoire, au Climate Pledge Arena de Seattle, là où ils affronteront le Kraken, ce soir.

«Oui, l’ambiance est plus légère. On voit plus de sourires», a indiqué Brendan Gallagher.

Toutefois, le plaisir pourrait être de courte durée. Le voyage de quatre rencontres qu’amorce le Canadien pourrait être un gros moment tournant dans la saison. Et ce, même si on n’a pas encore atteint le plateau des 10 matchs. C’est bien pour dire.

«On est conscient de la situation dans laquelle nous nous trouvons. On a l’occasion, en jouant du bon hockey, d’améliorer notre sort», a mentionné Gallagher.

Un périple fructueux permettrait au Tricolore de se replacer dans la course. L’inverse serait assurément le premier pas d’une lente et longue agonie. Et comme les voyages en Californie sont souvent horribles pour le Canadien...

«Je me souviens de toutes les saisons et de toutes les expériences que nous avons vécues. Ça fait partie de la courbe d’apprentissage, a déclaré le fougueux attaquant. Ce ne sera pas un voyage facile, mais ce sera un bon test pour notre équipe.»

Suzuki veut trop

Pour augmenter les chances de succès, il faudra souhaiter que Nick Suzuki retrouve sa touche offensive. Avec l’explosion de trois buts de Mathieu Perreault, samedi soir, le trio de l’Ontarien est la seule unité d’attaque offensive du Canadien qui ne s’est toujours pas mis en marche.

«Il a connu un bon match samedi. On voit qu’il cherche son premier but. Sur les occasions qu’il a obtenues lors des derniers matchs, j’ai l’impression qu’il essaie d’aller porter la rondelle dans le fond du filet. Il doit recommencer à faire confiance à son lancer et moins penser», a remarqué Dominique Ducharme.

D’ailleurs, l’entraîneur-chef du Canadien ne croit pas que la prolongation de contrat qui a été octroyée à l’attaquant de 22 ans ait quelque chose à voir avec cette sécheresse inhabituelle.

«Je ne pense pas que ça l’ait dérangé. C’est un gars qui veut bien faire et qui veut contribuer. Parfois, c’est juste une question de se mettre trop de pression parce qu’on veut avoir un impact sur les succès de l’équipe», a soutenu l’entraîneur du Canadien.

Un départ à rattraper

Par ailleurs, ni Ducharme, ni ses joueurs ne sont dupes. Ils sont parfaitement conscients que la victoire de 6 à 1 n’est pas l’indication que tout est réglé. Les erreurs de parcours, ça peut se produire dans l’autre sens.

«La victoire a fait du bien, mais on sait qu’on a encore du travail à faire et qu’il faut rattraper le mauvais départ qu’on a connu, a soutenu Ducharme. En infériorité numérique, on a encore accordé un but. À cinq contre cinq, on veut être encore plus difficile à affronter.»

Le travail en zone défensive est également loin d’être nickel. On l’a encore vu avant l’explosion de saveurs contre les Red Wings. Il s’agit d’un peu de pression pour que les joueurs du Canadien perdent leur moyen et tournent en rond comme le caroussel des petits manèges du zoo de Granby.

«Il faut jouer en groupe de cinq. C’est ça qui nous a permis de connaître du succès. Quand les attaquants reviennent rapidement, nous, les défenseurs, on peut être plus agressif. On a pu créer des revirements, ce qui nous a permis de créer beaucoup plus d’attaques», a analysé David Savard.

Petry s’ennuie d’Edmundson

Dans cet aspect du jeu, le Canadien devrait être en mesure d’obtenir bientôt du renfort. Il y a quelques jours, Ducharme a affirmé qu’au retour de ce périple de quatre rencontres, Joel Edmundson se rapprocherait grandement d’un retour au jeu.

Jeff Petry risque d’être celui qui bénéficiera le plus de cette présence.

«Lors du dernier match, il a joué avec Ben Chiarot, qui est un peu similaire (à Edmundson). On a pu voir qu’ils ont eu un bel impact sur le match», a déclaré Ducharme.

«On s’ennuie tout d’Edmundson. Quand il va revenir, c’est certain que ça va aider toute notre brigade défensive. Tout le monde va retomber dans sa chaise», a-t-il ajouté.

Pas de nouvelles de Price

Dans un autre ordre d’idées, Ducharme a déclaré qu’il n’y avait rien de nouveau dans le cas de Carey Price. Au moment où la LNH et l’Association des joueurs ont annoncé que le gardien du Canadien s’était inscrit au programme d’aide pour les joueurs, Marc Bergevin a précisé que c’était pour un minimum du 30 jours. Ces 30 jours viendront à échéance le 6 novembre.

Sans spéculer sur une éventuelle date de retour, l’entraîneur du Canadien a estimé qu’il faudrait au moins deux semaines à Price, à la suite de son retour, avant d’être prêt à sauter dans la mêlée.

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