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Wilfried Nancy regrette

L’entraîneur-chef du CF Montréal, Wilfried Nancy, regrette de ne pas avoir regardé le classement de la MLS avant le match contre le 
Toronto FC, samedi.

Photo Agence QMI, Dominick Gravel

L’entraîneur-chef du CF Montréal, Wilfried Nancy, regrette de ne pas avoir regardé le classement de la MLS avant le match contre le Toronto FC, samedi.

Wilfried Nancy n’est pas porté à regarder le classement de la MLS, mais il a commencé à déroger à son habitude après le match nul de samedi à Toronto.

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« J’ai regardé le classement hier [dimanche] et c’était la première fois que je le regardais d’une façon assidue. J’ai des regrets.»

« Je ne le regardais pas avant parce que je savais qu’il fallait entre 13 et 15 victoires pour accéder aux séries», a expliqué lundi l’entraîneur-chef du CF Montréal.

Ses projections semblent bonnes puisque les équipes qui luttent pour la dernière place en séries ont 11 ou 12 victoires.

Acculé 

Avec un seul point récolté à Toronto après un verdict nul crève-cœur, le CF Montréal est passé de la sixième à la huitième place dans l’Association de l’Est. Un gain lui aurait valu la cinquième position.

L’équipe se trouve donc dans une situation plus que tendue pour finir la saison.

« Il nous reste trois rencontres que nous devons toutes gagner. Tout le monde doit se lever, moi inclus », a insisté un Djordje Mihailovic déterminé.

Il faut dire que le club québécois ne s’est pas aidé en récoltant seulement trois points sur une possibilité de neuf à ses trois dernières sorties.

« On a fait des matchs nuls et on aurait pu les gagner. Ça n’a pas été le cas, mais on continue d’avancer », a lancé Nancy en tentant de rester positif.

Le CF Montréal, avec 43 points, a encore trois duels à disputer au calendrier régulier, tout comme D.C. United (41 pts), qui suit en neuvième place.

Le problème, c’est que les deux formations qui sont à égalité avec Montréal, soit Atlanta et les Red Bulls de New York, possèdent un match en main. Cinquième, le New York City FC (44 pts) a lui aussi joué 31 matchs, comme Montréal.

Pas besoin d’avoir une bien grosse boule de cristal pour savoir qu’on étudie tous les scénarios dans le clan québécois.

« On a tout regardé, confirme Nancy. Ça fait longtemps que je suis avec l’équipe première et il y a toujours des scénarios bizarres.

« Il y a de gros matchs qui arrivent, certaines équipes qualifiées vont reposer des joueurs. Nous, on joue les Red Bulls samedi prochain et il faut avoir un bon résultat contre eux. Pour l’instant, je suis content qu’on ait notre destin entre nos mains. »

Difficile sans Quioto 

Coïncidence ou pas, depuis la blessure à Romell Quioto, l’équipe a aligné trois verdicts nuls lors desquels elle a marqué un total de quatre buts. Quioto a repris l’entraînement, mais l’on ne sait pas encore s’il sera en mesure de jouer samedi.

Mihailovic n’a pas fait de lien avec l’absence de son coéquipier, mais le milieu de terrain s’est un peu tapé sur la tête, à tort.

« Si on regarde les derniers matchs, les chances ne sont pas aussi évidentes ou aussi bonnes. Je ne sais pas si c’est ma faute parce que mon boulot est de créer des occasions ou si c’est un problème collectif. »

Mais il avoue être préoccupé par le fait que l’équipe crée peu de chances de marquer depuis quelques rencontres.

« C’est notre jeu dans le dernier tiers qui est préoccupant et que l’on doit corriger. »

Pas de coupable 

Il serait facile de tenter de trouver un coupable pour le verdict nul de dernière minute contre Toronto.

Oui, Bjørn Johnsen aurait pu marquer le second but, oui, Ahmed Hamdi aurait pu temporiser sur la possession précédente, oui, on aurait pu dégager et éviter la faute et oui, le mur aurait pu être mieux placé sur le coup franc. Mais tout ça est futile, selon le défenseur Kamal Miller.

« Certains pointent le doigt en direction de James [Pantemis, le gardien], mais si ce n’était pas de lui, on n’aurait aucune chance de remporter ce match.

« On a eu des chances de nous mettre à l’abri et on n’y est pas parvenus. Collectivement, on ne pointe le doigt vers personne. »

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