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Montréal dévoile son plan hivernal pour aider les sans-abris

Le réseau de la santé de Montréal a dévoilé un plan pour aider les sans-abris l’hiver prochain. 

Quelques nouveautés ont été ajoutées cette année à la stratégie préparée par le CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal. 

Un service d’aide 24/7 pour les personnes autochtones en situation d’itinérance sera d’ailleurs mis sur pied. 

«C’est important d’offrir des services 24/7 à cette population-là, parce que les services permettent de faire un suivi auprès de la population. Donc ce n’est pas seulement un endroit où aller dormir et on quitte par la suite, c’est un endroit où les organismes peuvent faire du soutien psychosocial et où on peut accompagner les gens dans les logements», explique Caroline Dusablon, directrice adjointe aux partenariats urbains du CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.

«Ça leur permet quand même de rester dans le refuge, de dormir le matin jusqu'à l'heure à laquelle ils se sentent prêts à se lever», rajoute Heather Johnson, directrice général des Projets autochtones du Québec. 

Mme Dusablon précise aussi que l’objectif est d’offrir un logement à 200 personnes au cours de l’hiver. 

De plus, 350 lits seront ajoutés lors de la période hivernale pour accueillir les sans-abris. 

Des haltes-chaleurs seront à nouveau disponibles, dont une nouvelle dans le quartier de Lachine. 

Toutefois, pour Benoit Langevin, porte-parole en matière d’itinérance pour Ensemble Montréal, ces nouvelles mesures auraient dû être mises en place «il y a belle lurette.»

«On fait des annonces parce qu’on pense que le besoin est seulement hivernal, mais les besoins sont là à l’année», poursuit-il. 

Ces mesures hivernales seront en place dès le 1er novembre. 

Notre journaliste Véronique Lauzon a marché de la Place Émilie-Gamelin, situé près de la station de métro Berri-UQAM, à TVA, et a rencontré des dizaines et des dizaines de personnes en situation d'itinérance. 

«Des fois je quête, il fait moins 28 et il y a une tempête», raconte l'un d'eux. 

«Il y a beaucoup de gens qui ne veulent pas aller dans des refuges», souligne une dame. 

Sur le terrain, des commerçants sont découragés. Les personnes en situation d'itinérance semblent de plus en plus nombreuses, surtout au centre-ville.

«Il y a beaucoup d'itinérants, ça couche ici tout l'hiver», observe un commerçant. Il dit devoir fermer sa boutique sur la rue Sainte-Catherine parce que la situation s'est trop envenimée depuis le début de la pandémie. 

Il ne croit pas qu'on pourra trouver une solution au problème de l'itinérance à Montréal. 

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