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Paranoïa et délire chez les ados atteints de COVID : des anticorps auraient attaqué le cerveau

Des scientifiques croient avoir compris pourquoi certains adolescents développent des symptômes psychiatriques au moment où ils sont atteints de la COVID-19.  

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Des symptômes tels que la paranoïa, des délires et des pensées suicidaires ont été étudiés spécifiquement chez des jeunes à l’hôpital pour enfants Benioff de l'Université de Californie à San Francisco (UCSF), en 2020. 

Selon les experts cités dans la revue scientifique JAMA Neurology lundi, certains anticorps «déréglés» auraient attaqué par erreur le cerveau des jeunes au lieu de s’en prendre au coronavirus. 

Les anticorps problématiques, apparus dans le liquide céphalo-rachidien, sont capables de s’attaquer à des structures situées à l’intérieur des cellules, et pas seulement à l’extérieur. Les chercheurs ne sont pas certains que ces anticorps déréglés sont responsables des symptômes psychiatriques. 

«Nous soupçonnons que soit les auto-anticorps COVID c'est-à-dire les anticorps qui attaquent le corps plutôt que le virus. Ils sont indicatifs d'une réponse auto-immune incontrôlable qui pourrait être à l'origine des symptômes [observés chez les adolescents] sans qu’ils ne provoquent nécessairement directement les symptômes», a expliqué le Dr Samuel Pleasure, médecin chercheur et professeur de neurologie à l'UCSF à Live Science. 

De futures études seront nécessaires pour tester cette hypothèse et pour voir si d'autres auto-anticorps non découverts peuvent causer des dommages directs.

Les deux adolescents de l'étude ont reçu de l'immunoglobuline intraveineuse, une thérapie utilisée pour réinitialiser essentiellement la réponse immunitaire dans les troubles auto-immuns et inflammatoires, après quoi les symptômes psychiatriques des adolescents ont disparu partiellement ou complètement. 

Il n’est toutefois pas exclu que les adolescents aient guéri seuls, et que le traitement ait pu être superflu. 

D'autres virus, tels que le virus de l'herpès simple, peuvent parfois entraîner le développement d'anticorps qui attaquent les cellules du cerveau, déclenchent une inflammation nocive et provoquent des symptômes neurologiques.

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