/news/coronavirus

Une boîte révolutionnaire pour protéger le personnel chirurgical

En avril 2020, des anesthésistes de l'hôpital Maisonneuve-Rosemont ont réfléchi à la manière de se protéger et, en collaboration avec des professeurs de Polytechnique Montréal et de l'Ecole de technologie supérieure, ils ont créé une boîte de plexiglass, qui permet d'intuber les patients sans que des gouttelettes ne dispersent le virus dans la salle.

La première version de la recherche vient d’être mise au point à l'hôpital.

Un mannequin se trouvant dans un prototype est utilisé pour simuler une intervention auprès d’un patient. Le but de l’exercice : éviter que les gouttelettes ne s’échappent et contaminent l’équipe médicale composée de chirurgiens, médecins et inhalothérapeutes. 

Des spécialistes de l’École Polytechnique de Montréal et des professeurs de l'École de Technologie Supérieure ont participé au développement de la boîte. L’avantage technologique, désormais, c’est que les salles d’opération à pression négative ne seront plus requises, comme ce fut le cas au début de la pandémie.  

Plusieurs salles n’étaient pas à pression négative et le ministère de la Santé a dû injecter des centaines de milliers de dollars pour les transformer.

«Avant cette boîte-là, ce qui était le plus stressant, c’était la pénurie d’équipement de protection individuelle, les EPI. On ne savait pas si elles manqueraient, a expliqué à TVA Nouvelles le Dr Robert Urbanowicz, anesthésiste résidant à Maisonneuve-Rosemont.  

«D’autre part, il a fallu changer les salles d’opération pour qu’elles soient à pression négative. Le but de cette recherche, c’est de ne plus à avoir à utiliser d’EPI et de ne plus être obligé d’avoir des salles à pression négative. Le but est que ce soit remplacé.»

La boîte a été testée dans les laboratoires. À première vue, c’est très concluant : aucune émanation. Au cours des derniers mois, 60 patients ont participé à l’étude : 30 n’avaient pas la boîte et 30 autres sont passés sous le bistouri en s’y soumettant pendant leur intervention.

Les spécialistes épargnent également du temps opératoire. Entre chaque chirurgie d'un patient souffrant de la COVID-19, il faut compter au moins une heure pour désinfecter et assurer une bonne qualité de l'air, ce qui n'est pas le cas avec la boîte d’intubation.

Le coût de cet outil est d’environ 500$ l’unité, mais son apport pour protéger les travailleurs dans le milieu hospitalier pourrait être inestimable.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.