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«PLQ inc.»: Charest fâché contre Geneviève Guilbault

L’ancien premier ministre Jean Charest accuse la vice-première ministre du Québec, Geneviève Guilbault, de «cautionner et légitimiser des actes illégaux» en brandissant au Salon bleu le livre «PLQ inc.» de notre Bureau d’enquête.

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L’ouvrage, qui se penche sur les déboires de l’Unité permanente anticorruption (UPAC) alors qu’elle se butait au Parti libéral du Québec (PLQ) de Jean Charest lors de son enquête sur des allégations de financement illégal au sein de la formation politique, a été brandi par la ministre caquiste pour faire valoir que son parti fait mieux en matière de lutte à la corruption que le PLQ.

«M. le Président, s’il y a un parti qui a donné de l’ouvrage à l’UPAC au travers des années, c’est bien le Parti libéral», avait lancé Mme Guilbault avec le livre en main. La page frontispice montre d'ailleurs M. Charest.

Or, ce dernier estime qu’en agissant de la sorte, le gouvernement Legault se retrouve à «cautionner et légitimiser des actes illégaux».

«Ce livre est le résultat de plusieurs fuites d'enquêtes menées par l'UPAC, fuites qui, disons-le clairement, constituent des actes criminels. Celles-ci violent non seulement la vie privée de M. Charest, mais elles font aujourd'hui l'objet d'une poursuite devant la Cour supérieure à la suite du refus du gouvernement du Québec de présenter des excuses à l'ancien premier ministre», s’est emporté l’ancien premier ministre dans une déclaration écrite.

Écoutez les explications de Jean-Louis Fortin, directeur du Bureau d'enquête de Québecor

  

L’enquête sur les fuites médiatiques au sein de l’UPAC fait d’ailleurs elle-même l’objet d’une enquête du Bureau des enquêtes indépendantes (BEI), le chien de garde des corps policiers du Québec.

«En faisant leur un ouvrage qui repose sur plusieurs fuites illégales émanant de l'UPAC, dont la véracité n'a par ailleurs jamais été démontrée et qui viole la vie privée d'un ancien premier ministre du Québec, le gouvernement Legault, le ministre de la Justice et en particulier la vice-première ministre cautionnent et légitiment des actes illégaux», a plaidé M. Charest.

Or, selon Geneviève Guilbault, il s’agissait plutôt de brandir «un ouvrage qui a été écrit par des journalistes, a été publié, est dans la sphère publique et qui veut, veut pas, traite de divers sujets en lien avec le Parti libéral».

«Remettre sur le tapis le laxisme du PLQ en matière de gestion de l’UPAC et de lutte contre la corruption était tout à fait pertinent lorsqu’un député libéral semblait s’insurger contre le fait que l’UPAC avait été mal gérée», a-t-elle ajouté en réaction à la sortie de Jean Charest.

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