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Près de 60% des propriétaires de PME ne recommandent pas de se lancer en affaires

Young business people shaking hands in the office. Finishing successful meeting. Three persons

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Près de 60% des propriétaires de PME au Québec ne recommandent pas de se lancer en affaires présentement en raison de la pénurie de main-d’œuvre qui donne bien des maux de tête aux entrepreneurs. 

C’est ce qui ressort d’un sondage mené en ligne par la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), dont les résultats ont été dévoilés mercredi. Près de 550 réponses ont été fournies par des membres de la FCEI du 9 au 27 septembre.

L’organisation qualifie les données recueillies d’«alarmantes» et souhaite que la situation soit prise au sérieux dans la prochaine mise à jour économique du ministre des Finances, Eric Girard, le mois prochain.

En plus de la pénurie de main-d’œuvre qui est évoquée par 90% des gens d’affaires pour expliquer pourquoi ils ne recommandent pas de se lancer en affaires, la moitié d’entre eux parlent aussi de la gestion du personnel.

Les autres raisons concernent les problèmes de logistique, comme les retards de la chaîne d'approvisionnement ou le manque de stock (59%), la pandémie qui crée du stress important (45%), la lourdeur du fardeau administratif (41%) ainsi que les taxes et impôts trop élevés (34%).

«On savait que le manque d'employés ralentissait la production, que cela faisait perdre des opportunités d'affaires dans toutes les régions, et que cela contraignait les propriétaires de PME à travailler davantage. Maintenant, on voit que la pénurie de main-d'œuvre décourage directement l'entrepreneuriat», a indiqué François Vincent, vice-président Québec à la FCEI, par communiqué.

«Le gouvernement du Québec doit reconnaître pleinement l'ampleur de cette crise et adopter des mesures qui répondront aux attentes des PME de tous les secteurs d'activité qui sont frappés. Sans cela, au Québec, on risque de se retrouver face à une pénurie de main-d'œuvre avec, en plus, une pénurie d'entrepreneurs», a-t-il ajouté, en rendant public le plan d’action baptisé «Feuille de route des PME pour la relance».

«La semaine dernière, le premier ministre du Québec a dévoilé ses priorités. Il faut en ajouter d'autres pour répondre aux attentes et aux besoins des PME. Contrer la pénurie de main-d'œuvre et faire tomber les barrières qui freinent les petites entreprises doivent devenir des orientations phares pour notre économie. On peut et on doit redonner un souffle d'optimisme aux petites entreprises, celles qui génèrent les deux tiers des emplois du secteur privé.

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