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Les producteurs agricoles réclament une cellule de crise

Photo Stevens LeBlanc / Journal de Québec / Agence QMI

Les producteurs agricoles demandent au gouvernement fédéral de mettre en place une cellule de crise pour réduire les délais «inacceptables» d’attente menant à l’arrivée des travailleurs étrangers agricoles engendrés par des ratés du système informatique de Services Canada qui affectent toutes les provinces du pays.

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«Les ratés informatiques qu'éprouve Service Canada (SC) depuis plusieurs mois mettent en péril la présence au pays d'une main-d'œuvre essentielle à la sécurité alimentaire des Canadiennes et des Canadiens. Une intervention immédiate [du premier ministre Justin] Trudeau est requise pour éviter une catastrophe», ont déclaré le président de l'Union des producteurs agricoles (UPA), Marcel Groleau, le président de l'Association des producteurs maraîchers du Québec (APMQ), Sylvain Terrault, et le président du conseil d'administration de Fondation des entreprises en recrutement de main-d'œuvre agricole étrangère (FERME), Martin Gibouleau, dans un communiqué conjoint publié jeudi.

Ils estiment que ces problèmes informatiques vont retarder l’arrivée des travailleurs étrangers temporaires (TET) en novembre et décembre. Selon eux, près de 900 demandes de permis sont toujours en attentes actuellement, ce qui correspond à 4000 travailleurs étrangers temporaires (TET).

Et le nombre de demandes du secteur agricole ne serait pas en cause, «car il est pratiquement identique à la même période l'an dernier», ont-ils souligné.

Puisque «c'est donc l'industrie agroalimentaire du pays qui est menacé» et afin d'éviter «de graves problèmes», ils demandent au premier ministre Trudeau de créer rapidement une cellule de crise constituée de tous les intervenants impliqués dans la venue de ces travailleurs.

«La situation actuelle est grave et les conséquences vont bien au-delà de quelques semaines de retard. La capacité de produire des agriculteurs québécois et canadiens, qui est directement liée à la disponibilité de la main-d'œuvre, est en péril.»

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