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Plan d'immigration du Québec: un bon plan «mais il faut aller plus loin», estime MEQ

Photo Agence QMI, Joël Lemay

Le Plan d'immigration du Québec, qui prévoit d’accueillir au moins 50 000 personnes immigrantes d’ici 2022, déposé par le ministre de l'Immigration, Jean Boulet, a été favorablement accueilli par le secteur manufacturier et des affaires jeudi.

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Selon le Plan, le Québec se prépare à accueillir de 49 500 à 52 500 personnes immigrantes pour la relance économique. À ce nombre doit s'ajouter un rééquilibrage de 18 000 autres personnes qui n'ont pas pu être admises en 2020.

Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), qui représente 1100 manufacturiers au Québec, voit d'un bon œil cette légère hausse des cibles d'immigration et la volonté de Québec de procéder au rattrapage des admissions dans la province.

«L'augmentation des seuils d'immigration économique est devenue incontournable pour le Québec. D'ailleurs, près de la moitié des entreprises manufacturières croient qu'il s'agit d'une réelle solution à la pénurie de main-d'œuvre. Le bassin de travailleurs n'est pas suffisant. Les entreprises s'arrachent les travailleurs», a mentionné Véronique Proulx, présidente-directrice générale de MEQ, par voie de communiqué.

«Dans le contexte de rareté de main-d'œuvre que l'on connaît, l'ajout de ces 18 000 personnes aux 52 000 qui étaient prévues pour 2022 est une excellente nouvelle. Nous sommes très satisfaits de voir que le gouvernement du Québec a écouté les demandes des entreprises», a pour sa part déclaré Michel Leblanc, président et chef de la direction de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM).

Une collaboration entre les gouvernements

Entretemps, le gouvernement du Québec a formellement demandé au palier fédéral d'accorder la priorité au traitement des demandes de résidence permanente aux personnes qui sont déjà sur le territoire québécois.

Encore faut-il que les deux paliers gouvernementaux alignent leurs flûtes et «arrêtent de se lancer la balle», ont toutefois souligné le MEQ et la CCMM. «Plus que jamais, nous avons besoin d'une collaboration fluide entre les deux ordres de gouvernement», a indiqué Michel Leblanc.

À la fin du mois de septembre, le MEQ a d’ailleurs proposé 13 mesures adaptées au secteur manufacturier pour faire face à la rareté de la main-d’œuvre.

Ces mesures demandaient notamment, des délais d’immigration réduits à 18 mois, de favoriser le passage de l'immigration temporaire à la résidence permanente pour les travailleurs d’entreprises manufacturières et d'augmenter l'immigration économique permanente.

«Il faut pouvoir se mettre au travail pour faciliter l'arrivée et l'intégration de ces personnes immigrantes», a poursuivi Véronique Proulx. 

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