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Québec accueillera 18 000 immigrants supplémentaires en 2022

Le gouvernement du Québec met les bouchées doubles pour combler le déficit d'immigration engendré par la pandémie. 

«En 2020, il y a eu des restrictions sur les voyages internationaux, la fermeture des frontières, donc Ottawa n’a pas pu admettre 18 000 personnes. Ça a créé un déficit d’admission que nous rattrapons afin de respecter nos cibles sur une période de trois ans» explique Jean Boulet, ministre du Travail, de l'Emploi et de la Solidarité sociale. 

«Encore une fois, il va falloir faire de la pression additionnelle pour qu’Ottawa accélère les délais d’admission des personnes immigrantes pour nous permettre de respecter notre planification.»

Le gouvernement provincial prévoit accueillir 18 000 immigrants supplémentaires en 2022, pour un objectif total de 70 000 personnes. 

Parmi les 18 000 immigrants supplémentaires, la plupart sont déjà au Québec, explique M. Boulet. Cependant, il faut accélérer le processus de résidence permanente, selon lui. 

«On en parle souvent, il y a des personnes qui quittent le Québec parce que ça prend trop de temps», se désole-t-il. «On a fait état de cas où ça a pris deux ans et demi, donc c’est ça qu’il faut accélérer.»

À la recherche de travailleurs spécialisés

Le ministre du Travail veut aussi aller chercher des travailleurs étrangers spécialisés pour pallier à la pénurie de main-d’œuvre. 

«Il faut faire plus de formation, de la requalification, augmenter la productivité. Dans les clientèles que nous devons intégrer dans le marché de l’emploi, il faut penser aux personnes immigrantes, aux travailleurs étrangers temporaires et aux personnes spécialisées qui ont des qualifications», dit-il.

«Si ces personnes-là respectent nos capacités d’intégration, il faut qu’elles viennent dans nos régions pour répondre aux besoins concrets de nos entrepreneurs.»

Selon Jean Boulet, le défi de l'immigration possède trois volets. 

«Il faut régionaliser, leur permettre d’apprendre le français et leur permettre d’intégrer le marché de l’emploi», explique-t-il. «Il faut emmener ces personnes-là dans les régions et s’assurer qu'elles s’intègrent dans les communautés en parlant le français. Pour moi, c’est la recette du succès.»

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