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Roberge opposé à l’interdiction des costumes de «Squid Game» dans les écoles

Le ministre de l’Éducation, Jean-François Roberge, déplore la décision de certaines directions d’écoles d’interdire tout costume en référence à la série Squid Game pour l’Halloween, une directive qu’il associe à «la culture un peu extrême du bannissement».

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«Je ne suis pas un partisan de l’interdiction de costumes d’Halloween pour les enfants, a-t-il tranché, jeudi, dans les corridors de l’Assemblée nationale.

«Je me souviens quand j’enseignais au primaire, il y a des enfants qui se déguisaient en Freddy et Jason, et ce n’était pas tout à fait des enfants de chœur ces personnages-là. C’était des personnages de films d’horreur, mais les enfants revêtaient ces costumes pour s’amuser, se faire des peurs», a-t-il ensuite relaté en référence au célèbre film d’horreur.

Il associe cette interdiction à «la culture un peu extrême du bannissement, des bons sentiments» qui, selon lui, «va un peu loin en ce moment».

Être bienveillants  

Rappelons que Jean-François Roberge a récemment signé une lettre ouverte avec son homologue français intitulée «L’école pour la liberté, contre l’obscurantisme» et dans laquelle ils s’opposent à ce qu’ils qualifient de «dérives liées à la culture de l’annulation».

S’il appartient aux parents «d’être bienveillants, d’encadrer leurs jeunes et de ne pas les exposer à n’importe quoi», le ministre plaide qu’il faut «laisser les enfants être des enfants», a-t-il toutefois expliqué.

Devant la popularité grandissante de la série télévisée «Le jeu du calmar», ou «Squid Game» en anglais, des directions interdisent tout costume faisant référence à cette série violente pour les activités d’Halloween qui se dérouleront dans leur école au cours des prochains jours, a rapporté «Le Journal de Québec», jeudi.

Une décision appuyée par la professeure à la Faculté d’éducation de l’Université de Sherbrooke, Caroline Fitzpatrick, qui encourage les parents qui autorisent leur enfant à visionner cette série sud-coréenne classée 18 ans et plus à avoir «une discussion ouverte et sensible sur la violence» qui y est omniprésente.

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