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Fin de la PCRE : les PME continuent d’en arracher

Une semaine après la fin de la PCRE, les entreprises peinent toujours à garder la tête hors de l’eau et réclament davantage d’actions de la part des gouvernements.

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En entrevue à LCN, le vice-président de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante (FCEI), François Vincent, a indiqué qu’il saluait toute mesure pouvant aider à ramener des personnes sur le marché du travail. Néanmoins, ce dernier estime que le travail est loin d’être terminé.

«Il faut des mesures, parce que la pénurie de main-d’œuvre frappe vraiment fort au Québec. Elle frappe vraiment fort les petites et moyennes entreprises», clame François Vincent.

Ce dernier soutient que cette situation en décourage plusieurs de se lancer en affaires.

Selon un récent sondage publié par la FCEI, trois PME sur cinq ne recommandent pas à quiconque de démarrer une entreprise. La principale raison évoquée, à 89%, est la pénurie de main-d’œuvre, précise François Vincent.

La FCEI demande d’ailleurs au gouvernement de prendre acte de l’ampleur de cette problématique et d’aider les nombreux secteurs affectés par le manque de travailleurs.

«Les impacts économiques sont réels et concrets», affirme le vice-président de la FCEI.

Selon les données de la Fédération canadienne de l’entreprise indépendante, 34% des PME doivent refuser des contrats en raison du manque de main-d’œuvre. De nombreuses entreprises sont donc contraintes de repousser des projets d’affaires.

«Concrètement, ce sont des retombées économiques qu’on n’a pas dans nos régions», observe François Vincent.

Cette situation pousse plusieurs PME à réduire leurs heures d’ouverture. De nombreux propriétaires d’entreprise n’ont d’autre choix que de travailler plus longtemps pour combler le manque d’employés.

«On fatigue les dirigeants d’entreprise, on fatigue les employés également. Il n’y a rien de bon là-dedans», déplore M. Vincent.

La FCEI réclame une baisse des taxes sur la masse salariale afin de permettre aux entreprises d’avoir les moyens de mieux payer leurs employés. Elle aimerait également que les propriétaires d’entreprise soient mieux informés des programmes d’aide existants.

«La moitié des PME disent qu’elles ne sont pas au courant des programmes qui sont en place», souligne François Vincent.

Pour voir l’entrevue complète, visionnez la vidéo ci-haut.

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