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Il sort de prison et poignarde son ex

Maxime Quenneville est accusé d’avoir poignardé son ex-conjointe le 29 octobre dernier, dix jours après être sorti de prison pour violence conjugale.

Photo tirée de Facebook

Maxime Quenneville est accusé d’avoir poignardé son ex-conjointe le 29 octobre dernier, dix jours après être sorti de prison pour violence conjugale.

Dix jours après avoir été libéré sous caution après une accusation de violence conjugale, un Montréalais a tenté de tuer son ex-compagne en la poignardant à de multiples reprises.

« J’ai encore un peu de douleur à gérer, c’est vraiment difficile de respirer normalement, mais plus ça va, plus je prends du mieux », a courageusement déclaré la victime de Maxime Quenneville, dans une vidéo mise en ligne aujourd'hui.

La femme dans la jeune vingtaine a miraculeusement survécu à une tentative de meurtre survenue le 29 octobre.

Quelques jours plus tôt, elle se préparait à passer l’Halloween en confectionnant des sacs de bonbons à distribuer aux enfants du quartier.

Mais ses plans ont été contrecarrés par son ex-conjoint, même si ce dernier n’avait pas le droit de s’approcher d’elle. 

C’est que deux semaines plus tôt, l’accusé de 28 ans l’aurait frappée assez fort pour lui causer des lésions. 

Libération 

Quenneville avait été arrêté, mais après quatre jours de détention, la Couronne avait finalement consenti à sa libération sous caution.

Il s’était engagé à ne pas communiquer ou s’approcher de son ex-conjointe, à consulter en psychiatrie et à suivre une thérapie de gestion de la colère, entre autres.

Quenneville aurait toutefois fait fi de ces ordonnances de la cour et aurait communiqué avec sa victime. Et après une rencontre, il l’aurait poignardée plusieurs fois avant de s’automutiler.

D’abord arrêté pour non-respect de conditions, il a comparu aujourd'hui, sous un chef de tentative de meurtre, de son lit d’hôpital.

« Il est confus, et il n’est pas sûr de ce qu’il s’est passé », a commenté son avocat Me Serge Lamontagne.

Plus de contrôle 

Pour la directrice de la Fédération des maisons d’hébergement pour femmes, il s’agit là d’un autre triste cas qui démontre la nécessité de changement.

« Il est temps de faire quelque chose pour contrer la violence conjugale, il y a urgence, ça prend des suivis adéquats », a affirmé Manon Monastesse.

Rappelant que ce type de violence est basé sur le besoin de contrôle et de domination des accusés, elle milite pour de véritables expertises avant toute libération. 

Et selon elle, il est temps de se doter de tribunaux spécialisés où chaque intervenant est formé pour bien comprendre la problématique.

« On a des exemples qui fonctionnent, comme en Australie, explique-t-elle. Ça donne des résultats, ça sauve des vies. »

En attendant, Mme Monastesse voit d’un bon œil l’imposition du bracelet électronique pour les accusés, tout en rappelant que ça prendra « plus que ça » pour éviter des drames.

« Quand un conjoint violent est déterminé, même s’il y a une alarme, il aura le temps de passer à l’acte avant l’arrivée des policiers », conclut-elle.

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