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Pas de savon ni pâte à dents pour celle qui voulait empoisonner Trump

Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.

Photo tirée de Facebook

Pascale Ferrier lors d’un voyage au Texas, en novembre 2018.

Privée de savon, de pâte à dents et d’appels téléphoniques avec sa famille, la Québécoise accusée d’avoir tenté d’empoisonner Donald Trump se plaint de ses conditions de détention exécrables dans une prison de Washington.

• À lire aussi: Lettre empoisonnée à Trump: Pascale Ferrier reste en prison

Dans une requête soumise au tribunal le 25 octobre dernier par son avocat, la résidente de l’arrondissement Saint-Hubert à Longueuil dénonce le fait d’être incapable de se payer plusieurs articles et services de base là où elle est détenue, car le gouvernement américain l’empêche d’avoir accès à son argent.

« Les résidents n’obtiennent rien de plus qu’une combinaison et des chaussures », peut-on lire.

Pascale Ferrier

Photo courtoisie, Hidalgo County

« Présentement, Mme Ferrier n’a littéralement pas assez d’argent pour acheter du savon » ni parler « à ses enfants ou ses petits-enfants », poursuit son avocat.

Ce dernier demande que le FBI remette à sa cliente, qui est en attente de son procès, la somme de 2300 $ qu’il avait saisie lors de son arrestation en septembre 2020. Le corps de police fédérale aurait refusé de le faire à maintes reprises.

La magistrature n’a pas encore pris de décision à ce sujet.

Puissant poison

Pascale Ferrier, qui est d’origine française, est accusée d’avoir tenté d’envoyer une lettre empoisonnée à la ricine – un poison végétal extrêmement toxique – à l’ex-président américain Donald Trump. 

Elle avait aussi expédié d’autres missives à des agences fédérales dans l’État du Texas.

Les Services secrets américains avaient détecté la lettre empoissonnée dans la salle de tri du courrier de la Maison-Blanche le matin du 18 septembre 2020, quelques semaines avant les élections présidentielles.

Mme Ferrier avait été arrêtée deux jours plus tard alors qu’elle voulait traverser la frontière américaine en possession d’une arme à feu chargée qu’elle souhaitait utiliser pour s’en prendre à Donald Trump. 

Elle avait alors elle-même déclaré ses intentions aux douaniers.

Radicalisée par l’extrême gauche

L’an dernier, notre Bureau d’enquête avait révélé qu’elle aurait été radicalisée par des mouvements d’extrême gauche en faveur de l’immigration, entre autres sur les réseaux sociaux. 

« J’ai trouvé un nouveau nom pour toi : “Le clown tyrannique hideux”, j’espère que tu l’apprécies », pouvait-on lire dans la lettre postée du Canada et portant la signature « Esprit Rebelle Libre ». 

Les recherches du FBI ont démontré que Ferrier avait utilisé les mêmes mots le 9 septembre 2020 sur les médias sociaux Twitter et Facebook en ajoutant cependant cette référence : #killTrump.  

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