/news/law

Couple accusé d’avoir aidé la mafia: une va en prison, l’autre s’en sort

Marie-Josée Viau, 46 ans, a été reconnue coupable de complot et de meurtre au 2e degré, tandis que son conjoint Guy Dion, 50 ans, a été acquitté sur toute la ligne.

Photo Pierre-Paul Poulin

Marie-Josée Viau, 46 ans, a été reconnue coupable de complot et de meurtre au 2e degré, tandis que son conjoint Guy Dion, 50 ans, a été acquitté sur toute la ligne.

Le procès du couple accusé d’avoir aidé la mafia à éliminer deux frères en brûlant leurs corps a pris une tournure inattendue dimanche alors que le jury n’a déclaré que la conjointe coupable, acquittant au passage l’homme des mêmes chefs.  

« Ma cliente est très émotive en ce moment », a souligné dimanche l’avocate de la défense, Me Mylène Lareau durant l’audience, quelques minutes après que le jury eut rendu sa décision.

Après 9 jours de délibérations, le jury a reconnu Marie-Josée Viau, 46 ans, coupable de complot et de meurtre non prémédité.

Son conjoint, l’ex-pompier Guy Dion, 50 ans, a quant à lui été acquitté sur toute la ligne. 

Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault sur QUB radio:

Le couple subissait son procès pour les meurtres des frères Vincenzo et Giuseppe Falduto ainsi que pour avoir comploté leur mort en juin 2016. 

Selon la théorie de la Couronne qui se base sur des déclarations incriminantes obtenues par un tueur à gages ensuite devenu délateur, le couple aurait par la suite incinéré les cadavres.

Le jury, qui n’a vraisemblablement pas cru le témoignage de Viau, a aussi émis la recommandation que la femme ne soit pas admissible à une libération pour une période de 10 ans. Le juge prendra en considération la suggestion pour rendre sa sentence.

La fourchette devait se situer entre 10 et 25 ans. 

Des propos incriminants  

Lors d’un interrogatoire qui n’a pas été présenté au jury parce que le droit à l’avocat n’avait pas été respecté, selon le juge, Marie-Josée Viau aurait laissé sous-entendre qu’elle et son conjoint se seraient bel et bien débarrassés des corps en les incinérant. 

« On l’a faite parc’qu’on était pognés, crisse », avait-elle dit, après que l’enquêteur eut insinué que le couple avait brûlé les 2 corps et s’était occupé de la voiture. 

Lors du procès, le couple avait affirmé qu’il n’avait jamais brûlé les corps, les déposant à la place chez un dénommé Guidou.

Tant Viau que Dion avaient nié être au courant que des meurtres se tramaient dans le garage de leur domicile de Saint-Jude, en Montérégie.

Les avocats et le juge doivent se réunir cette semaine pour prévoir les représentations sur sentence de Viau.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.