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Immigration: un an pour corriger une erreur sur sa carte de résidente permanente

Quebec

Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Coincée au Canada depuis des mois, une immigrante d’origine française a enfin obtenu de l’aide du gouvernement fédéral pour faire corriger une erreur sur sa carte de résidente permanente. 

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Le 2 octobre dernier, Le Journal révélait que Delphine Pacaud ne pouvait plus voyager parce que la bureaucratie canadienne était incapable depuis 2020 d’ajouter une lettre à son troisième prénom, qu’elle n’utilise pas. 

«J'ai appris mardi que la modification de nom a été validée et que ma nouvelle carte était en production. Je préfère rester prudente et je serai vraiment soulagée quand je la recevrai», a ajouté la principale intéressée.  

Plus tôt cette semaine, le député conservateur de Charlesbourg-Haute-Saint-Charles, Pierre Paul-Hus, a confirmé que la nouvelle carte était en production depuis le 8 novembre dernier. «Ils l’ont traité», a-t-il précisé. 

À l’automne 2020, la femme de 41 ans avait fait les démarches pour renouveler sa carte de résidente permanente (RP) avant qu’elle n’expire. 

Un détail important

En remplissant le formulaire, Mme Pacaud avait constaté qu’il y avait une erreur sur sa carte. Il était indiqué «Christine» comme troisième prénom, alors que sur ses autres documents légaux, il est inscrit «Christiane». 

Mme Pacaud a vite regretté d’avoir voulu faire cette correction en toute bonne foi car aucun fonctionnaire n’a pu trouver de solution en un an. 

En réalité, la travailleuse pouvait quitter le pays pour visiter ses proches en Europe, mais son retour n’était pas assuré puisque sa carte est échue. Elle a ainsi dû faire une croix sur un voyage pour la période des Fêtes. Cette carte RP est nécessaire pour revenir au Canada par l’entremise d’un transporteur commercial comme un avion, un train, un bateau ou un autobus. 

Son employeur s’est dit soulagé de voir un possible dénouement. «C’est seulement une formalité mais ce détail peut être tellement important dans la vie de quelqu’un», a terminé Julien Greaves, de JSG Construction, située dans le quartier Limoilou. 

Dans les dernières semaines, Mme Pacaud avait demandé l’aide du député de sa circonscription, Jean-Yves Duclos. Le personnel de son bureau n’a pas voulu commenter ce dossier spécifique. 

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