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Ne pas avoir d'enfants pour la planète, une solution?

Pour réduire l’empreinte environnementale des humains, plusieurs pensent que d’arrêter de faire des enfants serait une solution, mais c'est plus compliqué que ça. 

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Selon Laure Waridel, écosociologue, il est possible d’avoir des enfants tout en réduisant au maximum son empreinte écologique. 

«C’est de voir combien on veut avoir d’enfants et comment on les élève, comment on vit avec eux sur cette planète, parce qu’avoir un enfant, ça peut aussi être une force de changement, une motivation pour dire ''moi, je vais contribuer à un monde qui soit plus écologique, plus solidaire''», dit Mme Waridel.

C'est justement le cas de la famille Menigault, qui comporte quatre personnes (deux enfants, deux parents) et qui a pour but de réduire son empreinte écologique au maximum.  

Selon Christophe Menigault, père de famille, vivre en se souciant de son empreinte écologique, ce n'est pas plus difficile avec des enfants. 

«On n'a pas changé grand-chose, on n’a déjà pas de voiture, on faisait déjà attention à ce qu’on consommait, on achetait déjà beaucoup en vrac, biologique aussi, donc quand les enfants sont arrivés, on s’est ajustés», explique-t-il. 

«On faisait toutes nos courses et nos déplacements en bus, à vélo, et à pied surtout. On a pris une remorque à vélo et puis voilà, on s’est adaptés à notre nouvelle vie de parent, mais sans changer ce qu’on avait mis en place.»

M. Menigault explique transvider les aliments secs dans des pots Masson en verre. «Ça permet de mieux voir ce qu'on a et ça évite le gaspillage.»

«On achète beaucoup de nourriture quand on est parent», ajoute Marion Tissot. «On achète quasiment juste des produits biologiques, on a par exemple un fermier de famille pour les légumes. Moi, je fais quasiment toutes mes courses en vrac.»

D'autres choix de consommation sont plus atypiques. «On a aussi des mouchoirs lavables et du papier de toilette lavable et ça c'est un symbole qu'on est allés assez loin», rajoute Mme Tissot.

«On leur donne l'exemple, tout simplement. Ça fait partie de leur vie depuis qu'ils sont tout petits, le fait d'avoir de l'épicerie en vrac, le fait de faire des sorties de famille à vélo.» 

Le petit Mathieu est déjà assez conscientisé par le sort de la planète. «Il faut utiliser des voitures électriques au lieu de prendre des voitures à essence.»

«On éduque les citoyens de demain avec des bonnes valeurs en matière d'environnement, d'entraide de solidarité», ajoute le M. Menigault. 

Les experts rappellent que si tous les citoyens consommaient comme les Québécois moyens, il faudrait trois à cinq planètes pour répondre aux besoins mondiaux. 

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