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TikTok responsable d’une explosion de tics nerveux chez les jeunes?

L’hôpital Sainte-Justine a vu, dans la dernière année, une explosion du nombre de jeunes qui présentent des tics nerveux, un phénomène aussi observé ailleurs dans le monde qui pourrait être causé en partie par les réseaux sociaux.

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«Ce qu’on a constaté, surtout dans la dernière année, c’est l’éclosion d’un type de tic, d’un type de mouvement qui était différent de ce qu’on voyait d’habitude en clinique spécialisée Tourette», explique Baudouin Forgeot d'Arc, pédopsychiatre au CHU Sainte-Justine. 

Ce type de mouvement différent «ne se présentait pas tout à fait de la même manière» et «n’avait pas la même évolution non plus», affirme le pédopsychiatre. 

«Un phénomène qui est connu, mais qui n’avait jamais eu, à notre connaissance, une ampleur pareille concernant les tics», rapporte le Dr Forgeot d'Arc. 

TikTok en cause  

Selon le spécialiste, ce nouveau type de tic serait influencé par les réseaux sociaux. 

«Cette influence par les médias sociaux, et en particulier par TikTok, nous on l’a observée et puis elle a été observée à différents endroits dans le monde et par différentes équipes», mentionne le pédopsychiatre. 

Ce dernier raconte que certains patients ont affirmé qu’ils reconnaissaient avoir vu certains mouvements dans les réseaux sociaux et qu’ils se rendaient compte, par la suite, qu’ils avaient ces mouvements-là. 

Les spécialistes n’ont cependant que des hypothèses pour expliquer le phénomène. 

«Une des principales hypothèses, c’est que c’est une des manifestations de la détresse psychologique des jeunes», déclare le Dr Forgeot d’Arc.

«Parce que les mouvements fonctionnels, ce qu’on sait certainement, c’est que ce n’est pas lié à une dysfonction neurologique juste de la fonction elle-même», ajoute-t-il. 

Pour expliquer le concept de dysfonction neurologique de la fonction, le docteur donne en exemple une personne qui ne peut pas marcher. 

«On teste les différentes fonctions de la marche et on voit qu’elle fonctionne et donc c’est vraiment la fonction de la marche volontaire qui ne fonctionne pas. Dans les tics ça pourrait être quelque chose de similaire», dit-il. 

Comme il n’envisage pas la dysfonction neurologique, le Dr Forgeot d’Arc penche plutôt du côté de la détresse psychologique pour expliquer cette hausse du nombre de cas. 

«On sait que souvent, il y a aussi, de façon associée, plus ou moins consciente, plus ou moins reconnue, plus ou moins identifiée par la personne, des phénomènes de détresse psychologique qui, eux, nécessitent d’être pris en charge», lance-t-il. 

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