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Des assouplissements en immigration réclamés

Le Conseil du patronat réclame à son tour des assouplissements en matière d'immigration pour aider les entreprises à recruter à l’étranger.

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«Le gouvernement, qui se veut un gouvernement économique, doit mieux entendre les messages des employeurs qui, pour eux, sont vraiment une catastrophe», mentionne le président du Conseil du patronat du Québec, Karl Blackburn.

Cette situation affecte particulièrement les entreprises dans la région de Chaudière-Appalaches.

«Ici, j'ai besoin de dix soudeurs additionnels et d'environ quatre à cinq machinistes immédiatement», explique le propriétaire de Moules et Matrices industriels, Joël Lévesque.

Cette PME vend ses produits au Canada, en Europe, aux États-Unis, à des usines à Lévis, à Montmagny, et songe à s'installer à Québec pour se rapprocher d'un bassin plus important de travailleurs.

«Ici, on ne peut pas payer 15 piastres de l'heure, sinon on n'aurait aucune main-d'œuvre», dit-il.

La solution selon lui passe par le recrutement à l’étranger.

«J'attends qu'on nous permette d'aller recruter à l'international et je prends ma valise, mon "packsack", puis je m'en vais. C'est primordial pour assurer notre survie et la continuité de notre progression», souligne M. Lévesque.

Selon certains employeurs, les contraintes administratives provinciales nuisent au recrutement au Québec.

«Le fédéral aussi a ses propres contraintes, mais le Québec a plus de contraintes. On a vu du monde partir vers d'autres provinces parce que c'était trop compliqué ici», mentionne Robert Dion, V-P chez Umano Médical.

Au gouvernement, les efforts devront être faits pour aider les régions.

«Nous, on croit que les personnes immigrantes doivent être régionalisées, doivent pouvoir s'établir en région, en français. Vous savez, près de 80% de l'immigration est à Montréal; on doit changer ça», explique le ministre responsable de l’application de la Charte, Simon Jolin Barrette.

En prévision de la mise à jour économique, le Conseil du patronat du Québec réclame qu'on cesse d'imposer les heures supplémentaires, une bonification des crédits d'impôt de prolongation de carrière, des programmes de formation et, surtout, un traitement plus rapide des dossiers d'immigration.

«Ottawa doit faire mieux, doit faire plus. Le délai de traitement du gouvernement fédéral est totalement intolérable. On est rendus au 21 siècle!», dit M. Blackburn.

Cette déclaration du Conseil du patronat du Québec s'ajoute au cri du coeur de la semaine dernière des élus municipaux et des entrepreneurs de la région de Chaudière-Appalaches.

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