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L’inflation poursuit sa hausse en octobre

L’inflation a continué à grimper à un rythme effréné au pays en octobre, notamment en raison des prix de l’essence et de la viande qui s’envolent.

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L’Indice des prix à la consommation (IPC) affiche maintenant une hausse de 5,3 % sur 12 mois au Québec, contre 5,1 % en septembre dernier. La Belle Province affiche l’une des croissances des prix les plus rapide au pays, derrière les trois provinces des Maritimes, où l’inflation va jusqu’à atteindre 6,6 % sur un an à l’Île-du-Prince-Édouard, montrent les plus récentes données de Statistique Canada dévoilées mercredi.

À l’échelle du pays, le taux d’inflation se situe à 4,7 % sur 12 mois, les provinces des Prairies et la Colombie-Britannique le tirant vers le bas. De septembre à octobre, l’IPC a augmenté de 0,7 %.

Dur pour les automobilistes  

Les automobilistes, maintenant habitués à payer plus de 1,50 $ le litre à la pompe, sont aux premières loges de l’inflation.

«Comparativement à octobre l'année précédente, les consommateurs ont payé 41,7 % de plus pour l'essence», a confirmé Statistique Canada dans son rapport mensuel en notant que, plus généralement, les prix de l’énergie ont progressé de 25,5 % sur un an.

«De façon équivalente à l'essence, le mazout et autres combustibles (+48,1 %) sont assujettis à la dynamique des prix du secteur du pétrole, et les prix sont demeurés élevés par rapport à octobre 2020. Les prix du gaz naturel ont augmenté de 18,7 % d'une année à l'autre», a-t-on ajouté.

En prime, les automobilistes doivent non seulement payer le gros prix pour faire le plein, mais aussi pour se procurer un nouveau véhicule. En effet, le prix des véhicules neufs affiche une hausse moyenne de 6,1 % d’une année à l’autre, en raison de la pénurie de puces à semi-conducteurs qui continuent de bouleverser la production.

Les omnivores écopent  

Il n’y a cependant pas que sur les routes que les prix augmentent. Le panier d’épicerie des Canadiens devient aussi de plus en plus coûteux, avec une hausse moyenne de 9,9 % du prix de la viande sur un an. Le bacon (+20,2 %) est devenu tout particulièrement coûteux, tout comme le bœuf frais (+14 %).

«La pénurie de main-d'œuvre qui a nui à la production, les défis persistants liés à la chaîne d'approvisionnement et les augmentations des prix des aliments pour le bétail continuent de contribuer à la hausse des prix de la viande», a noté Statistique Canada pour expliquer ce phénomène.

La faute à Trudeau?  

Le chef conservateur Erin O’Toole a promptement dénoncé ces hausses, mercredi, en les attribuant aux politiques du premier ministre Justin Trudeau.

«Les chiffres d’aujourd’hui montrent les dommages que Justin Trudeau a infligés à notre économie en dépensant 400 milliards de dollars de plus que la normale au cours des deux dernières années, avec un déficit parmi les plus élevés du G-20 l’année dernière», a indiqué M. O’Toole.

«Justin Trudeau doit améliorer la résilience de nos chaînes d’approvisionnement, contrôler les dépenses et rétablir le cadre de politique monétaire de la Banque du Canada de 1 pour cent à 3 pour cent de la cible d’inflation», a-t-il ajouté. 

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