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Mort de Thomas Trudel: une amie de la victime veut changer les choses

Thomas Trudel

Photo courtoisie

Quelques jours après le meurtre de Thomas Trudel, une de ses amies a lancé une pétition adressée à la mairesse de Montréal, espérant que les jeunes soient davantage écoutés dans la recherche de solutions.

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«J’étais tellement blessée et je me sentais tellement impuissante. Je me disais que je dois faire quelque chose et que je devais trouver une façon de me rendre utile à ma façon», a expliqué Imane Lahlib.

La jeune femme de 17 ans souhaite, avec son initiative, éviter que des situations comme celle ayant mené à la mort de son ami se reproduisent.

Celui-ci rentrait chez lui dimanche dernier, en soirée, lorsqu’un individu s’est approché de lui et a ouvert le feu, pour une raison encore inconnue. Il est le troisième adolescent assassiné en 2021, après les meurtres de Jannai Dopwell-Bailey en octobre et de Meriem Boundaoui en février.

«Il faut être capable de marcher dehors! On est dans une société qui devrait être sûre», s’est exclamée Mme Lahlib, encore sous le choc.

Elle avait connu son défunt ami à l’école primaire, alors que les deux habitaient à quelques pas l’un de l’autre. Par la suite, ils ont également débuté l’école secondaire ensemble.

«La dernière fois qu’on s’est vu, je n’aurais jamais cru que c’était la dernière», a confié la jeune femme, la voix encore enrouée par l’émotion.

Avec sa pétition, elle souhaite que les policiers soient davantage présents dans la vie des jeunes et qu’ils les côtoient davantage dans les lieux qu’ils fréquentent, afin de rebâtir les ponts.

«Si vous voulez qu’on fasse confiance aux policiers et qu’il y ait des changements, il faut qu’il y ait une certaine ouverture d’esprit de leur part à coopérer avec nous dans ce qu’on vit», a expliqué Mme Lahlib, qui souhaite que ceux-ci soient davantage dans la prévention et un peu moins dans la répression lors de leurs interactions avec des jeunes.

Au cabinet de la mairesse de Montréal, Valérie Plante, on voit d’un bon œil son engagement.

«C'est certain que les jeunes ont un rôle important à jouer dans la lutte contre la violence armée à Montréal. C'est pourquoi nous nous sommes engagés à mieux soutenir les groupes communautaires qui travaillent notamment en prévention auprès des jeunes pour ouvrir ces dialogues», a expliqué Marikym Gaudreault, attachée de presse de Mme Plante.

Elle ajoute que l’administration municipale souhaite une meilleure cohésion entre «les différents acteurs», et qu’à cet effet, elle souhaite bonifier les équipes mixtes ainsi que des ressources policières qui resteront plus longtemps dans les quartiers.

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