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PSPP qui renonce à Marie-Victorin: «J’espère que c’est la bonne décision!»

Rafaël Gauvin, 15 ans, est un jeune militant péquiste de Longueuil.

Photo Ben Pelosse

Rafaël Gauvin, 15 ans, est un jeune militant péquiste de Longueuil.

Depuis que Catherine Fournier a remporté la mairie de Longueuil et ainsi libéré la circonscription de Marie-Victorin, plusieurs se sont mis à écrire sur la possibilité que le chef péquiste, Paul St-Pierre Plamondon, s’y présente.

En tant que jeune militant pour le Parti Québécois, j’étais de ceux qui croyaient que PSPP devait se présenter dans ce comté bleu foncé depuis 1985. Je disais notamment qu’une victoire dans « Marie-Vic » donnerait plus de crédibilité au parti et également plus de visibilité au chef (chose qui manque cruellement).

Maintenant qu’il est officiel que Paul St-Pierre Plamondon ne se présentera pas dans Marie-Victorin, je vais tenter de voir quel impact cette décision aura sur le parti de René Lévesque.

Les impacts

Il est clair qu’une victoire dans Marie-Victorin aurait maintenant moins d’impacts positifs que si PSPP avait décidé de s’y présenter, mais cela signifie aussi qu’une défaite aurait moins d’impacts négatifs. Bien que je croie qu’il aurait dû se présenter, je ne pense pas que la stratégie du parti soit mauvaise : bien au contraire, elle pourrait porter ses fruits.

En ne présentant pas sa candidature, le chef péquiste se met à l’abri d’une défaite qui détruirait toute sa crédibilité auprès des électeurs à un an seulement des élections. Cela permettra aussi à Paul St-Pierre Plamondon de continuer à aller à la rencontre des électeurs au lieu d’être « pris » à l’Assemblée nationale pour la prochaine année. 

Paul Saint-Pierre Plamondon

Photo courtoisie, Pool La Presse Canadienne

Paul Saint-Pierre Plamondon

Une autre variable dans cette équation politique sera le candidat qui se présentera dans Marie-Victorin. Il est encore difficile de faire des suppositions tant qu’on ne connaît pas l’identité de ce dernier, mais il/elle aurait une « dimension locale pour représenter le Parti Québécois dans Marie-Victorin » et une présence sur la « scène nationale », ce qui implique qu’il/elle aurait une assez bonne notoriété.

Cela est une bonne nouvelle et signifie peut-être que ce candidat aura plus de facilité à être élu que PSPP, puisque ce dernier est encore très peu connu, et une victoire en ce moment, on en a vraiment besoin.

Déficit de notoriété

Cependant, une victoire ne réglerait pas le problème mentionné plus haut : le grand déficit de notoriété du chef péquiste. Je serais très content si le candidat du PQ l’emportait dans Marie-Victorin, mais ultimement, ce ne sera pas lui/elle qui aspirera à devenir premier ministre, ce sera Paul St-Pierre Plamondon. Comme on peut le voir dans les sondages, ce manque de notoriété lui nuit énormément, et en ce moment, je ne vois pas vraiment ce qui pourrait changer cette réalité.

Peu importe le nombre de tournées du Québec qu’il fera, je ne crois pas que ce sera suffisant. Peut-être une présence accrue sur les réseaux sociaux alors ? Ça aiderait, mais encore une fois, je ne crois pas que ce serait suffisant. Idéalement, il faudrait plus d’attention au niveau des médias, mais ces derniers sont rarement de notre « bord », déclarant souvent que le PQ est mort et enterré.

Bref, cette décision a probablement été déchirante pour PSPP, et j’espère que c’est la bonne et que le projet de pays dont je rêve puisse finalement renaître.

Vingt-six ans d’attente pour le troisième référendum, c’est bien en masse !

— Rafaël Gauvin, 15 ans, militant péquiste, Longueuil

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