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Fusillades: Plante et Legault demandent que le gouvernement Trudeau s’implique

Le premier ministre du Québec, François Legault, et la mairesse de Montréal, Valérie Plante, ont de nouveau pressé le gouvernement Trudeau d’en faire davantage pour lutter contre le trafic d’armes à feu, pendant que la métropole est toujours aux prises avec une problématique de fusillades.

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«Il y a un troisième ordre de gouvernement. On ne veut pas tout pelleter, mais il y a aussi des responsabilités du côté d’Ottawa», a soutenu M. Legault en point de presse, en rappelant que chaque palier de gouvernement doit agir selon les pouvoirs qui leur sont propres.

Il demande en particulier que le fédéral agisse pour renforcer l’étanchéité des frontières, ainsi que pour interdire les armes de poing. M. Legault a ajouté que son propre gouvernement fera prochainement d’autres annonces en lien avec la problématique des armes à feu. «On va donner un grand coup dans les prochains mois», a-t-il promis.

La semaine dernière, Thomas Trudel est devenu le troisième adolescent à être tué dans la métropole depuis le début de l’année, après Meriem Boundaoui en février et Jannai Dopwell Bailey en octobre.

«On est tous inquiets de voir ce qui est arrivé à trois jeunes récemment. Ce n’est pas le Montréal qu’on connaît, c’est vraiment préoccupant», a ajouté M. Legault.

Il s’agissait de la première rencontre entre François Legault et Valérie Plante depuis la réélection de cette dernière.

Les deux ont pris un autobus sur le boulevard Pie-IX pour observer l’avancement des travaux du service rapide par bus (SRB), dont l’inauguration est prévue à l’automne 2022, avant de se rendre au Château Dufresne pour s’adresser aux médias. Leur rencontre survient alors que les policiers ont annoncé d’importantes saisies d’armes lundi matin.

«On a un problème aux frontières. Je comprends que c’est une question sensible, mais gouverner, c’est choisir, et pour moi, quand on voit qu’il y a une augmentation de la violence dans plein de comtés au pays, il faut prendre ses responsabilités!», a réclamé Mme Plante, en s’adressant au gouvernement fédéral. Elle a rappelé par le fait même que Montréal n’est pas la seule ville canadienne aux prises avec une telle problématique.

Vendredi 19 novembre, le comité exécutif de l’Union des municipalités du Québec (UMQ) a réclamé unanimement au gouvernement fédéral «d’apporter rapidement des modifications législatives pour mettre un terme aux tragédies mettant en cause les armes de poing, tout en renforçant le contrôle des armes illégales qui transitent par la frontière canado-américaine.»

Au lendemain de la mort de M. Trudel, la mairesse de Montréal avait réitéré son désir que le gouvernement canadien en fasse davantage pour lutter contre le trafic d’armes. M. Legault s’était également déplacé à Montréal la semaine dernière afin de rendre hommage au jeune adolescent décédé.

À l’été, Mme Plante avait également réuni les maires des quatre autres plus grandes villes de la province pour mettre de la pression sur le gouvernement fédéral, demandant un plus grand contrôle aux frontières et l’interdiction des armes de poing.

REM de l’Est : un projet à ajuster

La grogne entourant le tracé du Réseau express métropolitain (REM) de l’Est a également été parmi les sujets de discussion entre M. Legault et Mme Plante, alors que le projet continue de soulever des vagues à Montréal. Le premier ministre reconnaît d’ailleurs que son gouvernement et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ) doivent en faire «beaucoup plus pour rendre le projet acceptable».

«Il y a des ajustements à faire, a-t-il reconnu. Ce que je veux, c’est que la prochaine fois qu’on présente le projet, il soit aussi présenté par Valérie [Plante]; que ce soit un projet à trois entre le gouvernement du Québec, la Caisse de dépôt et la Ville de Montréal»

De nombreux experts et organismes s’inquiètent de la façon dont le projet progresse présentement, alors qu’ils dénoncent un manque d’écoute de la part de la CPDQ et craignent que les infrastructures aériennes défigurent le paysage de la Ville.

«Ce qu’on veut, c’est un projet qui fasse l’affaire de tout le monde», a indiqué M. Legault.

Pendant sa campagne électorale, Mme Plante avait de son côté promis d’investir une somme supplémentaire de 500 millions $ pour que le projet s’accompagne d’un «aménagement urbain complet» et en faciliter son intégration dans le paysage de la métropole.

«C’est un outil de développement du territoire incroyable. Ça ouvre des possibilités et ça crée des opportunités de développement économique, d’habitation, et de milieux de vie», a rappelé Mme Plante.

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