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La pandémie a endommagé le tissu social

La pandémie, qui a tué des millions de personnes et mis à genoux l'économie mondiale, a eu un impact socio-économique particulièrement dévastateur pour les femmes et les migrants, a indiqué lundi la Croix-Rouge.

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Dans un nouveau rapport, la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) met en garde contre l'impact secondaire disproportionné du Covid-19 sur les groupes qui étaient déjà vulnérables.

La pandémie s'est traduite par de nombreuses pertes d'emploi, et donc de revenus, indique l'organisation, en se fondant sur les données recueillies par ses 192 sociétés nationales.

La crise a également accru l'insécurité alimentaire et a réduit l'accès à l'éducation et aux services d'aide aux personnes confrontées à des violences, tout en exacerbant les problèmes de santé mentale, selon le rapport.

«Notre recherche montre ce que nous soupçonnions et craignions depuis longtemps, à savoir que les effets secondaires destructeurs de cette pandémie ont endommagé le tissu social et se feront sentir pendant des années, voire des décennies», a déclaré le président de la FICR, Francesco Rocca.

«Les personnes déjà vulnérables, en raison des conflits, du changement climatique et de la pauvreté ont été poussées un peu plus vers le bord du précipice», a-t-il dit en conférence de presse.

Les femmes ont été particulièrement touchées par les pertes d'emplois, car elles travaillent plus souvent dans l'économie informelle et dans les secteurs qui ont fortement des restrictions sanitaires, comme le tourisme.

Le rapport souligne également que les confinements ont provoqué un plus grand isolement social des femmes, qui ont ainsi été davantage exposées aux violences domestiques.

Il cite par exemple le cas des Philippines, où l'ONU estime qu'il y aura 114000 femmes supplémentaires en 2020 qui seront victimes de violences physiques et sexuelles en raison des mesures de quarantaine.

Les migrants, les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur de leur pays font également partie des personnes touchées de manière disproportionnée par la pandémie, selon le rapport.

Une enquête menée auprès des sociétés nationales de la FICR a montré que le fait d'être issu de l'immigration constituait la deuxième plus grande vulnérabilité en termes d'impact socio-économique de la pandémie, après le fait d'être sans abri.

L'effet principal est la perte d'emploi, un phénomène aggravé pour les migrants et les personnes déplacées, car ils n'ont souvent pas accès aux systèmes de protection mis en place par les pays, souligne le rapport.

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