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Semaine de grèves dans les CPE

Les centres de la petite enfance seront de nouveau en grève à partir de lundi, alors que les négociations entre Québec et les éducatrices sur le renouvellement des conventions collectives ont été interrompues sans parvenir à une entente. 

Les syndicats de la Fédération des intervenantes en petite enfance (FIPEQ), affiliée à la CSQ, seront en grève lundi, mardi et mercredi, alors que les membres de la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) débraieront durant quatre jours, de lundi à jeudi. 

«Je trouve quand même assez déplorable cette semaine que les parents aient à subir ce genre de grève alors qu'on a encore des rencontres prévues», se désole Sonia LeBel, présidente du Conseil du trésor. 

Pour sa part, le Syndicat québécois des employés de service (SQEEES), affilié à la FTQ, appelle ses membres à débrayer durant trois jours, de mardi à jeudi. 

Les organisations syndicales n’excluent pas le recours à une grève illimitée, puisqu’elles comptent solliciter un tel mandat auprès de leurs membres lors des assemblées générales organisées mercredi. 

La pomme de discorde concerne la revalorisation salariale et les horaires de travail pour le personnel autre que les éducatrices. 

Ceci dit, les canaux de communication sont ouverts. Il y a eu des négociations lundi, et il y en aura d'autres mardi et mercredi avec la CSN ainsi que jeudi avec la CSQ. 

Québec campe toujours sur sa position de privilégier uniquement les éducatrices, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, alors que les syndicats proposent de généraliser les augmentations salariales à tous les employés en garderie, comme les adjoints administratifs. 

Le Conseil du Trésor a proposé des hausses immédiates pour les éducatrices qui accepteraient de travailler 40 heures, alors que les employées ont refusé cette avenue, préférant rester à 36 heures. 

Les parents soutiennent les demandes des éducatrices, mais ont hâte à une entente parce que leur banque de congés fond comme neige au soleil. C'est dû aux grèves dans les CPE, mais aussi aux consignes sanitaires. 

«Je suis une mère monoparentale, ce n'est pas facile de composer avec les jours de grève... Donc on l'emmène au travail, c'est beaucoup de sans solde, c'est beaucoup de congés maladie qui disparaissent», explique Catherine Arel-Montembeault, mère d'un enfant en CPE. 

«L'hiver passé, c'était le nez qui coule, la petite toux, il fallait le garder à la maison. Maintenant, je n'ai plus de vacances, rien», déplore Emmy Cossette, mère d'un enfant en CPE. «Oui je les supporte, mais on espère ne pas avoir une grève générale jeudi honnêtement, je ne sais pas comment je vais m'organiser.» 

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