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PHOTOS | Iconique Genesis

Un spectacle de grande envergure, un groupe légendaire, des frissons à la tonne et une foule largement composée d’admirateurs inconditionnels : Montréal n’oubliera pas de sitôt cette soirée avec Genesis.

Prenez un groupe britannique ayant vendu 150 millions d’albums à travers le monde annonçant sa reformation pour une ultime tournée. Ajoutez la fébrilité d’un retour après 14 ans d’absence en Amérique du Nord. Saupoudrez le tout d’une pandémie mondiale venue saboter les plans de cette tournée d’adieu. Vous obtiendrez une soirée complètement électrisante et des spectateurs qui, dans quelques années, pourront lancer fièrement : j’étais au Centre Bell lors du grand retour de Genesis ! 

On ne sait pas encore si Genesis en est bel et bien à sa dernière partie de dominos et s’il sera décimé après cette ultime tournée – tel que l’a déclaré Phil Collins en entrevue –, mais on sait une chose : les années n’ont en rien tari le plaisir et l’amour de la scène du trio de membres originaux composé de Tony Banks (71 ans), Phil Collins (70 ans) et Mike Rutherford (71 ans). 

Les trois vénérables musiciens, qui n’étaient pas partis en tournée ensemble depuis celle de Turn It On Again en 2007, ont été accueillis par une foule en délire lorsqu’ils sont apparus sur la scène d’un Centre Bell comme on ne l’avait pas vu depuis un bon moment ; festif, survolté et quasi complet. 

Et ce n’est pas les masques devant être portés tout au long de la soirée qui allaient changer quoi que ce soit. Au contraire, on sentait plutôt une prise de conscience chez les spectateurs – sorte de moment de réelle reconnaissance – d’assister à une soirée historique. 

Souvenirs du passé 

Un spectacle historique et particulièrement émouvant, la faute à la pandémie nous ayant arraché puis enfin redonné ce plaisir de pouvoir assister à un concert entouré d’humains, sans distanciation. À Phil Collins aussi, combattant maladie et passage du temps pour se retrouver sur scène avec ses vieux amis, quitte à devoir rester assis pour chanter tout au long du spectacle.  

C’est avec les pièces Turn It On Again et Mama qu’ils ont ouvert ce concert qui allait faire bien des bonds dans le passé en revisitant diverses fructueuses périodes du groupe. 

Au trio de légendes vivantes sur scène sont venus se greffer Nicholas Collins (le fils de Phil remplaçant désormais son père à la batterie), le guitariste et bassiste de longue date du groupe, Daryl Stuermer, ainsi que Daniel Pearce et Patrick Smyth, les deux choristes masculins.

« Bonsoir tout le monde, a lancé Phil Collins en français à la foule qui hurlait de joie. Merci d’être venus ! Merci d’être sortis ce soir, c’est lundi à Montréal, que feriez-vous d’autre ? (Rires) Nous savons que ce fut des années très étranges, mais on est ici ce soir pour vous distraire. »  

Sur le large écran géant, les images projetées pendant le spectacle étaient franchement impressionnantes ; la maison hantée et les créatures de l’au-delà de la pièce Home By The Sea notamment ont fait bon effet. Même chose pour les cinq énormes panneaux lumineux se mouvant au gré du spectacle au-dessus du groupe.  

Les pièces I Can’t Dance, Dancing With the Moonlit Knight et The Carpet Crawlers sont venues clore ce spectacle qui fut à la hauteur de toutes les aspirations. La preuve dans les ovations debout de la foule lorsque furent présentés les trois membres originaux de cet iconique Genesis.

The Last Domino ?, la tournée-réunion de Genesis, devait avoir lieu en mars 2020 en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord. Elle a dû être reportée lorsqu’est survenue la pandémie. Sa portion nord-américaine a débuté à Chicago le 15 novembre dernier. 


Genesis sera au Centre Bell mardi soir 23 novembre, puis à Toronto les 25 et 26 novembre.

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