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Vaccination des 5-11 ans: des réponses à vos questions

Le docteur Alex Carignan, microbiologiste infectiologue au CIUSSS de l’Estrie répond aux questions du public en lien avec la vaccination chez les jeunes de 5 à 11 ans.

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Est-ce qu’on serait mieux de donner une troisième dose à la population générale ou de commencer la campagne de vaccination chez les plus jeunes?

«À l’heure actuelle, je crois qu’on a un bénéfice plus important avec la vaccination des 5 à 11 ans plutôt que de donner une troisième dose aux adultes», dit-il.

Il explique cette décision en raison des chiffres obtenus qui démontrent que l’efficacité du vaccin chez la population active est encore très bonne.

Une vidéo circule sur les réseaux sociaux dans laquelle une docteure non vaccinée mentionne qu’il y aurait environ 1 à 2 morts par 100 000 habitants liés à la vaccination. Est-ce que c’est vrai?

«C’est simplement de la propagande pour faire peur à la population et pour faire avancer les idées anti-vaccins. Je vous dirais que les idées sont très rassurantes. Au départ, on se posait des questions par rapport au risque de myocardite, cette inflammation au niveau du cœur qu’on a vu chez certains jeunes adultes (...) les données préliminaires chez les jeunes n’ont pas montré de cas», explique le Dr Carignan.

En plus, le médecin ajoute qu’aux États-Unis après avoir vacciné plus de trois millions de jeunes enfants, il n’y a pas de signaux de myocardite.

«Actuellement, avec le début de la campagne de vaccination, je suis tout à fait à l’aise de vacciner les enfants québécois et à l’aise de faire vacciner ma fille de 10 ans qui va être vaccinée samedi», mentionne le docteur.

Est-ce qu’on donne des vaccins chez les jeunes pour empêcher le risque de transmission ou pour protéger les enfants?

«C’est vrai que les enfants n'ont pas eu de complications classiques de la COVID-19 comme des hospitalisations et des décès. Par contre, il y a d’autres complications comme des inflammations qui peuvent survenir quelques semaines plus tard, on parle aussi de symptômes persistants (...) et ça, c’est sans compter les effets sociaux, il y a des dizaines d’écoles qui sont fermées en raison d’éclosion de cas», souligne le microbiologiste.

Est-ce que la vaccination chez les jeunes va vraiment faire une différence si pendant le temps des fêtes seulement la moitié des enfants ont reçu une première dose?

«Il y a des études au Québec qui démontrent que déjà après la première dose chez les enfants, ça va freiner la vague du temps des fêtes», rapporte le spécialiste.

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