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Des aliments déshydratés pour nourrir ceux dans le besoin

L’organisme communautaire Le Bon Citoyen, avec plus d’une vingtaine de partenaires, a mis sur pieds un tout nouveau service d’aide alimentaire d’urgence à Trois-Rivières. Au menu, une variété de fruits et de légumes ainsi que des repas déshydratés.

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Allant des collations jusqu’aux repas complets, le projet permet aux organismes de soutien alimentaire de récupérer des aliments en fin de vie.

«On a fait du couscous, on a fait du spaghetti, des soupes, a énuméré la directrice chez Le Bon Citoyen, Nathalie Bruneau. La liste s’allonge parce que des cuisiniers préparent d’autres recettes avec les produits fournis.»

«Le but est de nourrir tous les types de clientèle, peu importe leur équipement de cuisine. C’est que depuis le début de la pandémie, le nombre de gens en situation précaire augmente. Ce n’est pas tout le monde qui possède un four ou un grand frigidaire, a rappelé Mme Bruneau. Les aliments déshydratés ne requièrent que de l’eau chaude pour la consommation.»

Les besoins sont sans cesse grandissants dans la région. Chaque mois, 26 492 personnes ont recours à l’aide alimentaire selon le Bilan-Faim 2021 de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. C’est près de mille de plus qu’en 2019.

La situation n’est pas inconnue du directeur général de l’organisme Les Artisans de la Paix, Robert Tardif. Il a vu le nombre de ménages qui passent par sa porte augmenter depuis l’arrivée de la crise sanitaire.

«C’est au-delà d’une centaine de familles qui viennent chercher leurs denrées ici chaque semaine.»

Si le nombre de demandes est plus important, les dons, eux, se font plus rares depuis l’automne chez Moisson Mauricie-Centre-du-Québec. L’organisme travaille la plupart du temps avec des aliments près de leur date de péremption, qui doivent être distribués rapidement.

La majorité du temps, ces denrées sont transportées vers d’autres organismes alimentaires de la région dans les plus brefs délais. Parfois, il y a des surplus.

«Quand on peut trouver des débouchées autres que les poubelles pour ces aliments-là, on en est bien contents», a confié la responsable des communications de Moisson Mauricie-Centre-du-Québec, Geneviève Marchand.

«Aliments déshydratés... Pour s’alimenter» promet des aliments qui dureront plus longtemps, mais qui seront aussi disponibles plus souvent pour les situations d’urgence.

M. Tardif assure que les collations et repas pourront être remis aux personnes dans le besoin les soirs et les fins de semaine, au besoin. Ce sera plus facile de les garder en stock et de les distribuer, puisqu’ils ne nécessitent pas de frigidaire ou de congélateur.

L’action des machines de déshydratation se passe dans la cuisine du Sanctuaire Notre-Dame-du-Cap, qui prête ses locaux aux bénévoles des organismes. L’objectif est de permettre à une soixantaine de personnes de plus par semaine de profiter d’une aide alimentaire d’urgence.

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