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Enlèvement du président de Cora: «comme on entend dans les films»

C’était au tour de Cora Mussely Tsouflidou, fondatrice de la chaîne de restaurants Cora déjeuners, de témoigner, mercredi au palais de justice de Laval, lors du procès pour l’enlèvement de son fils Nicholas Tsouflidis. 

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La femme de 74 ans, maintenant retraitée, a raconté comment elle a vécu la soirée du 8 mars 2017 lors de laquelle elle a appris l’enlèvement de son fils. 

Elle explique d'abord que des policiers se sont présentés chez elle vers 23h30. 

Écoutez la chronique judiciaire de l’ex-juge Nicole Gibeault sur QUB radio:

Elle les fait entrer, et rapidement, elle comprend qu'il y a un danger pour un de ses fils.

Écoutez la chronique de Félix Séguin au micro de Richard Martineau sur QUB radio: 

Quelques instants plus tard, le téléphone sonne, il s'agit des ravisseurs.

«Un homme me dit : vous allez faire exactement ce que je vous demande. Vous allez vous rendre chez votre garçon. Vous entrerez par la porte arrière, elle est débarrée. Il y a des instructions sur la table», témoigne la femme d’affaires. 

Quelques minutes plus tard, Cora Mussely Tsouflidou reçoit un deuxième appel du ravisseur. 

«On me dit, surtout, ne communiquez pas avec les policiers. Et ils ferment l’appareil. J’ai senti que c’était très menaçant. J’étais inquiète, épouvantablement énervée. Je savais que c’était un enlèvement. Au bout du fil, c’était une voix masculine, un ton directif, une voix méchante, comme on entend dans les films», poursuit la fondatrice de Cora déjeuners. 

En contre-interrogatoire, les avocats de la défense ont demandé à madame Mussely Tsouflidou si elle avait un préféré chez ses trois enfants. 

«Aucunement», a-t-elle répondu. 

Ses trois enfants possédaient des actions à parts égales. 

Elle a révélé toutefois que son fils aîné, Theoharis, avait des problèmes de consommation de drogue, qu'elle avait cessé de lui donner de l'argent en raison de cette situation.

Le président de Cora, Nicholas Tsouflidis, a été enlevé à sa résidence de Mirabel le 8 mars 2017. 

Pour l'emmener, trois individus l'ont mis dans le coffre d'une voiture, d'où il a réussi à se défaire de ses attaches autobloquantes pour passer un coup de fil au 9-1-1.

Un seul homme fait face à la justice dans cette histoire. Il s’agit de l'ex-franchisé Paul Zaidan, 52 ans, qui subit ce procès devant jury pour enlèvement. 

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