/news/society

Manifestation des CPE: vers une grêve illimitée?

Des milliers de travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) débrayaient à Montréal, mercredi, pendant que les négociations entre Québec et les éducatrices achoppent sur le renouvellement des conventions collectives. 

• À lire aussi: Grève des CPE : les éducatrices de l’Estrie réclament des augmentations pour leurs collègues

• À lire aussi: CPE: toutes les travailleuses sont essentielles

Au parc des Faubourgs, au pied du pont Jacques-Cartier, une présence policière accrue de la Sûreté du Québec était manifeste pendant que la foule de manifestants s’attroupait et c’était à se demander si elle allait prendre d’assaut la structure qui lie la métropole à la Rive-Sud.

«Ce n’est pas ce qui est prévu, non. C’est un rassemblement parce que c’est une journée de grève aujourd’hui. On veut montrer qu’on est mobilisé», a déclaré à TVA Nouvelles la présidente de la CSN, Caroline Senneville.

Pour les parents qui cherchent des solutions pour leurs enfants, un mandat de grève illimité sera demandé jeudi. Ce moyen de pression pourrait venir plus tard, par contre.

«On ne sait pas si c’est le mandat qu’on aura. Après, ça ne veut pas dire qu’on va déclencher la grève tout de suite. Ça veut dire qu’on envoie un signal fort au Conseil du Trésor qu’on est déterminé à aller chercher des gains pour l’ensemble des travailleuses de garderie. 

«On va toujours avertir les parents d’avance. Cette bataille-là est pour faire en sortir qu’il n’y a plus de CPE qui ferment et que les parents puissent compter sur des services de qualité.»

Les CPE et Québec ne s’entendent pas sur les rémunérations des responsables de l’alimentation, des préposés à l’entretien et les agentes de conseil.

Québec campe toujours sur sa position de privilégier uniquement les éducatrices, dans un contexte de pénurie de main-d’œuvre, alors que les syndicats proposent de généraliser les augmentations salariales à tous les employés en garderie, comme les adjoints administratifs. 

Le Conseil du Trésor a proposé des hausses immédiates pour les éducatrices qui accepteraient de travailler 40 heures, alors que les employées ont refusé cette avenue, préférant rester à 36 heures.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.