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Succès pour la vaccination des enfants à Québec

La vaccination des enfants de 5 à 11 ans a débuté mercredi après-midi à Québec, mais l’engouement est déjà là alors que 21% des 55 700 enfants de cette tranche d’âge avaient déjà un rendez-vous en moins de 24 heures.

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Ce sont 12 000 rendez-vous qui sont déjà pris dans la Capitale-Nationale a confirmé mercredi matin la directrice de la campagne de vaccination régionale, Patricia McKinnon.

L’opération s'est mise en branle dès 13h dans les cliniques de l’Université Laval et de L’Ancienne-Lorette, alors que les installations des Galeries de la Capitale, de St-Hilarion et de Saint-Marc-des-Carrières ouvriront leurs portes jeudi, sur rendez-vous toujours. 

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Et si le gouvernement a refusé de se fixer un objectif pour la vaccination des tout-petits, le CIUSSS de la Capitale-Nationale indique viser «minimalement 60%».

«Ce qu’on sait par l’étude de l’INSPQ, ça viendrait rejoindre au moins la population qui est déjà acquise à la vaccination [...] Je pense qu’avant Noël on peut atteindre ce 60% et après ça, on va gagner petit à petit parce que les gens vont voir que ça va bien, que les jeunes n’ont pas beaucoup d’effets secondaires», explique Patricia McKinnon.

Pas de place pour tous à l’école  

Le CIUSSS a confirmé mercredi qu’une partie de ce nouveau blitz s’effectuerait directement dans les établissements scolaires, mais a tout de même invité les parents qui le peuvent à prendre les devants en prenant un rendez-vous dans une clinique.

Pour l’instant, ce sont 47% des vaccins parmi les 5 à 11 ans qui doivent se faire dans les milieux scolaires. Le message est donc clair : il ne faut pas tenir pour acquis que toutes les manches pourront se relever à l’école.

«Tous les parents d’une école ne peuvent pas s’attendre à avoir un rendez-vous à l’école. Et on ne peut pas y vacciner tout le monde le 1er décembre non plus», insiste Mme McKinnon.

Le CIUSSS a d’ailleurs établi un ordre de priorité pour les milieux scolaires question de maximiser l’opération.

«On est allé avec les milieux plus défavorisés au début, des milieux aussi où les parents ont un emploi du temps moins facile, des horaires atypiques qui font en sorte que c’est difficile de venir en clinique», précise la gestionnaire.

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Rendre le tout agréable  

Et question de rassurer les «cocos» comme les surnomme affectueusement Patricia McKinnon, le CIUSSS a créé une thématique «voyage» pour rendre l’expérience la plus agréable possible.

Chacune des étapes du parcours vaccinal a notamment été renommée pour l’occasion. L’arrivée se fait sur un long tapis rappelant le tarmac d’un aéroport, l’inscription est devenue la carte d’embarquement, le questionnaire médical transformé en douanes, etc. Des animaux de l’organisme Éducazoo seront aussi présents à divers moments pour distraire les jeunes.

Et pour les parents qui doutent toujours, Patricia McKinnon avait un message clair mercredi. Prenez rendez-vous, si ce n’est que pour venir chercher de l’information claire provenant de professionnels de la santé.

«Venez en clinique. [...] C’est aussi un moyen de prendre de l’information qui est juste. Vous avez toujours le choix à ce moment-là de faire vacciner votre enfant ou non», insiste-t-elle, rappelant que l’étape du questionnaire médical est effectuée par des infirmières, des inhalothérapeutes ou des médecins. «Eux vont répondre à vos questions.»

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