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Tourisme québécois: «Le test PCR pour les voyageurs est caduc»

Le test PCR obligatoire pour les voyageurs entièrement vaccinés qui entrent au Canada est «irrationnel» et a un impact majeur sur les acteurs du milieu du tourisme québécois qui demandent son abolition. 

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«Le test PCR cause un tort irréparable aux entreprises locales et aux grands événements qui font notre renommée mondiale», affirme Marjolaine de Sa, directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec, en point de presse mercredi matin. 

Les différents intervenants du milieu rassemblés pour l’occasion ont qualifié cette mesure «d’irrationnelle et non fondée» en raison du taux de vaccination élevé au pays. Ils ont également dénoncé les allégements permis dans certains milieux, comme la restauration, qui ne le sont pas dans celui du tourisme.  

Accompagnée de représentants du Tournoi de Pee-Wee de Québec, de Croisières AML, de Global Tourisme, et de l’Office du tourisme de Québec, Mme de Sa a demandé la suppression immédiate de cette règle pour les gens vaccinés. 

Des pertes à prévoir  

«Notre économie locale en dépend», martèle la directrice générale de l’Association hôtelière de la région de Québec. 

Par exemple, l’occupation globale des hôtels de la Vieille capitale se situe à 80% en décembre, 50% en janvier et 75% en février, en temps normal. Si l’obligation du test PCR pour les voyageurs qui entrent au pays se maintient, on s’attend à une diminution d’au moins 30% chaque mois, explique Mme de Sa. 

Du côté de Global Tourisme, des 6000 à 7000 clients réguliers qui reviennent au Québec chaque hiver, seulement 300 ont réservé pour le moment, souligne la PDG Luzana Rada. 

Le Tournoi international de hockey Pee-Wee de Québec s’attend aussi à perdre en 30% et 40% des équipes et de leurs accompagnateurs cette année. «Le frein, c’est clair que c’est le test PCR», a fait savoir son directeur général, Patrick Dom. 

Pas de craintes   

Questionnée à savoir si c’était le bon moment de faire cette demande, notamment en raison des cas de COVID-19 qui repartent à la hausse en Europe, Mme de Sa n’a pas semblé y voir d’enjeu.   

Les différents membres de l’industrie qui étaient présents ont d’ailleurs souligné que leur demande vise uniquement les voyageurs qui sont entièrement vaccinés. 

«C’est malheureux, on ne veut pas que personne ne fasse rentrer [le virus], mais on doit regarder vers le futur», lance-t-elle. 

«À l’heure actuelle, le test PCR pour les voyageurs est caduc», ajoute Mme Rada.

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