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Le chantier du Super Sexe qualifié de «verrue» du centre-ville

La colère règne sur la rue Sainte-Catherine Ouest, dans le secteur de l’emblématique Centre Eaton, où rien n’a évolué depuis l’incendie majeur du Club Super Sexe, a appris TVA Nouvelles.

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L’incendie, survenu dans la nuit du 30 au 31 octobre dernier, a causé la mise en place d’un chantier temporaire qualifié de «verrue» par les commerçants du coin. 

Un grand périmètre formé de clôtures autour du club de danseuses Super Sexe empiète sur la rue Sainte-Catherine, près du boulevard Robert-Bourassa en face du Centre Eaton. 

Cela fait donc près d’un mois que rien n’a bougé et plusieurs débris jonchent le sol. 

Selon Glenn Castanheira directeur général Montréal Centre-Ville, c’est un cauchemar pour cette grande artère commerciale dont les travaux de réfection sont terminés depuis plusieurs jours, surtout qu’on est à la veille du Vendredi fou, en pleine période de magasinage du temps des Fêtes.

«C’est littéralement un cancre au centre-ville de Montréal. On sort de trois ans de chantiers, pour une fois la Ville avait super bien géré les travaux dans les temps, et là on est pris avec une verrue en plein cœur de la plus grande artère commerciale au Canada, la rue la plus chère au Québec», s’insurge-t-il. 

«Vous avez cette vue d’un immeuble complètement dilapidé et d’un chantier d’ordures et de détritus un peu partout, et rien ne bouge», poursuit-il. 

Glenn Castanheira précise que des pourparlers se font entre la Ville de Montréal et le propriétaire l’immeuble, mais que la Ville a atteint la limite de ses capacités sur le plan réglementaire qui permettrait d'en exiger plus.  

«Nous ce qu’on demande, c’est de s’assurer de mettre toute la pression nécessaire pour dégager ce chantier le plus rapidement possible», insiste M. Castanheira. 

Du côté de la Ville, on confirme vouloir se débarrasser du chantier. 

«La clôture est là pour des raisons de sécurité. On veut éviter que des débris tombent sur les passants. On a talonné le propriétaire pour obtenir le rapport de l’ingénieur. On veut que des travaux se fassent le plus rapidement possible», précise Robert Beaudry, conseiller municipal du district de Saint-Jacques. 

«Nous n’avons pas d’échéancier, mais je vous confirme que nos inspecteurs font pression sur une base régulière auprès du propriétaire. Des frais d’occupation d’espace public sont élevés, ça, c’est dissuasif», explique le conseiller. 

TVA Nouvelles a d’ailleurs appris que la Ville de Montréal a remis des amendes de 1500$ chaque jour depuis le début du mois de novembre au propriétaire de la bâtisse. 

Le compteur tourne, et le montant s’élève déjà à plus de 37 000$, signe qu’empiéter sur la voie publique coûte cher. 

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