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Menace de grève dans les CPE: Québec n’écarte pas la loi spéciale

Le gouvernement Legault n’entend pas laisser planer longtemps les menaces dans les CPE : la loi spéciale est déjà évoquée. 

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« Je demeure une personne qui préfère s’entendre. Je vais faire tous les efforts pour m’entendre [avec les syndicats], mais ça fait très certainement partie des outils qui sont disponibles », a déclaré jeudi la présidente du Conseil du trésor, Sonia Lebel. 

Hier, les syndiquées de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec (FIPEQ-CSQ) ont voté à 91% en faveur d’un mandat de grève illimité. 

Écoutez l’entrevue de Valérie Grenon, présidente de la Fédération des intervenantes en petite enfance du Québec:

Aujourd’hui, les 11 000 éducatrices de la CSN doivent également se prononcer sur la possibilité d’une grève générale illimitée. 

Sonia Lebel affirme qu’elle n’entend pas laisser durer le conflit afin de ne pas nuire aux parents qui ont déjà subi les contrecoups des journées de grève tenues en début de semaine. 

Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

Québec estime que les syndicats poursuivent les négociations uniquement pour une « question de principe ». Alors que le gouvernement s’est entendu sur des hausses d’environ 20% sur trois ans pour les éducatrices, les syndicats réclament des hausses plus importantes que ce qui est sur la table pour tous les autres employés de CPE, notamment les cuisiniers. 

Casse-tête à prévoir   

« Je pense que, sincèrement, on a perdu de vue la réalité des parents, avec tout ce qu’ils ont vécu dans les derniers mois, surtout avec la pandémie, estime Mme Lebel. Ce que je comprends, c’est que pour une question de principe on menace les parents d’une grève générale illimitée. » 

La fermeture des CPE créerait un casse-tête pour les travailleurs, qui devraient garder leur bambin à la maison. 

Une infirmière confiait d’ailleurs au Journal qu’elle craint de perdre la prime de 15 000$ accordée par Québec pour celles qui travaillent à temps plein. Une absence non motivée peut entraîner la perte de l’entièreté de la prime. 

Mais le cabinet du ministre de la Santé se fait rassurant. Christian Dubé annoncera au cours des prochains jours des « aménagements pour que ces primes soient davantage flexibles ». 

« Et dans le contexte de la grève des garderies, on va s’assurer que les mères et les pères de famille qui doivent déjà difficilement concilier le travail et leur vie de famille ne paient pas les frais de ces grèves », assure son attachée de presse.  

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