/finance/homepage

Un bar pour revivre l’époque des discothèques

Quebec

Photo Stevens LeBlanc

Les propriétaires du Pub Ozone de la Grande Allée ouvriront un nouveau bar en 2022, dans les anciens locaux du Shaker Cuisine et Mixologie, sur la rue Saint-Joseph, a appris Le Journal. Ils souhaitent y faire revivre la belle époque des pistes de danse avec DJ.

Depuis le début des années 2000, plusieurs établissements de la vie nocturne québécoise ont fermé: Le Palladium, le Liquor Store, le Palace cabaret, le Maurice Night Club, le Beaugarte, pour ne nommer qu’eux.

Ces dernières années, ce sont surtout les restaurants-bars qui ont gagné en popularité. Aujourd’hui, le groupe SG Lebel souhaite briser cette tendance et offrir un concept de bar traditionnel, sans service de nourriture.

«On veut revenir à la base. Ça va être un concept unique sur la rue Saint-Joseph. Ça va être une discothèque. On veut offrir une vitrine aux DJ québécois. C’est actuellement très difficile pour eux de percer le marché», avance le président et fondateur du groupe SG Lebel, Émile Lebel.

«Ça va être un endroit très moderne. On veut se situer un peu dans le futur. Ça va être très coloré et très artistique», décrit le jeune homme de 26 ans, préférant ne pas révéler le nom ni les maquettes, pour l'instant.

SG Lebel est locataire des anciens locaux du Shaker depuis le début de novembre. Les travaux de l’aménagement de ce nouvel espace pour adultes, qui pourra accueillir entre 300 et 350 personnes, vont débuter en décembre.

D’ici l’ouverture en mars 2022, une cinquantaine de travailleurs seront embauchés. Ce projet devrait nécessiter des investissements d’environ 1,2 million $. La direction prévoit d'ouvrir seulement le jeudi, le vendredi et le samedi.

«Il n’y aura pas de nourriture. Ça va être purement nightlife», affirme M. Lebel, précisant qu’en plus de l’espace bar, l’endroit où l'on retrouvait la cuisine du Shaker sera démoli et converti en salon privé. Le groupe SG Lebel installera également ses bureaux administratifs dans cet édifice.

Plus forte demande

Selon le grand patron, la demande pour ce type de bar a grimpé dans la région ces derniers mois. Il fait valoir également que, dans d’autres provinces canadiennes, le concept de discothèque regagne en popularité.

«Cet été, nous avons eu des résultats incroyables à l’Ozone et nous ne vendons pas de nourriture. Les gens nous disent souvent à la blague: “Nous sommes tannés de manger des tartares pour prendre de la boisson”», souligne M. Lebel.

Ce dernier, qui détient cinq autres bars, avait un œil sur la rue Saint-Joseph depuis déjà plusieurs années, en raison de l’ambiance sur cette artère. Il avoue avoir dans ses cartons déjà d’autres projets envisagés à proximité.

Commentaires

Vous devez être connecté pour commenter. Se connecter

Bienvenue dans la section commentaires! Notre objectif est de créer un espace pour un discours réfléchi et productif. En publiant un commentaire, vous acceptez de vous conformer aux Conditions d'utilisation.