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Carabins: une dure lutte offensive en vue

L’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Iadeluca, a échangé avec les médias, aujourd'hui, à la veille du match de la Coupe Uteck.

Photo Chantal Poirier

L’entraîneur-chef des Carabins de l’Université de Montréal, Marco Iadeluca, a échangé avec les médias, aujourd'hui, à la veille du match de la Coupe Uteck.

Le match de la Coupe Uteck entre les Carabins de l’Université de Montréal et les Huskies de la Saskatchewan, cet après-midi au CEPSUM, devrait donner droit à du football offensif. Et physique, selon l’analyse de l’entraîneur-chef des Bleus, Marco Iadeluca. 

Beaucoup d’inconnues demeurent concernant cette demi-finale canadienne. Les deux équipes ne se sont pas affrontées durant le calendrier régulier, au cours duquel elles ont présenté des fiches identiques de sept victoires contre un revers. 

Mais une chose semble certaine, d’après Iadeluca : ce sera un match robuste, car c’est ce qui caractérise le football disputé par les joueurs des universités de l’ouest du pays. 

« Ce sont des formations réputées pour avoir de gros joueurs de ligne offensive et de défensive, et c’est ce que nous avons constaté en étudiant nos futurs adversaires », a pointé aujourd'hui le pilote des Carabins, lors d’une conférence tenue à l’Université de Montréal. 

« Dans ce genre de match, il faut que l’on contrôle la ligne de mêlée, a-t-il ajouté. L’équipe qui remportera cette bataille devrait s’en tirer avec les honneurs. »

Deux excellents quarts 

Il n’y a pas que l’excellente fiche des deux formations en saison régulière qui les rapproche. 

Tant les Carabins que les Huskies – menés par l’ex-joueur des Alouettes, Scott Flory (voir plus bas) – misent sur des attaques diversifiées.

L’Université de Montréal a terminé au neuvième rang au pays pour la moyenne de verges par match (407,4), tandis que la Saskatchewan a pointé au troisième échelon à ce chapitre (475,8). 

Les deux équipes sont aussi menées par des quarts-arrière dominants. 

Pour les Bleus, la réputation de Jonathan Sénécal n’est plus à faire. Face au Rouge et Or de l’Université Laval, à la Coupe Dunsmore, la recrue s’est imposée tant par la passe que par la course. 

Une performance qui lui a permis de récolter 302 verges et deux touchés, même s’il a mis un quart avant de se mettre en marche. 

Chez les Huskies, en saison, l’expérimenté Mason Nyhus a pris la troisième place au Canada pour les verges par rencontre (275,5 en moyenne) et la deuxième pour les touchés (16), derrière Olivier Roy, des Stingers de Concordia.

De lents départs

Aujourd'hui, Nyhus vantait la résilience de son équipe durant le calendrier régulier.

« Après avoir perdu le premier match de la saison contre les Dinos [de Calgary], qui étaient les champions en titre de la Coupe Vanier, nous avons été capables de rebondir, a mentionné le pivot de quatrième année. Je pense que c’est la force de cette équipe. Nous avons montré la même chose à notre dernier match. »

Car les Huskies et les Carabins ont un autre point en commun : ils ont connu de lents départs en finale de conférence. La Saskatchewan tirait de l’arrière 16 à 0 à la Coupe Hardy avant de renverser la vapeur et de s’imposer 45 à 17 contre les Bisons du Manitoba.

Quant aux joueurs de Montréal, ils ont dû surmonter un déficit de 10 à 0 face au Rouge et Or pour finalement remporter la coupe Dunsmore par la marque de 28 à 19. 

Un scénario que l’UdeM veut à tout prix éviter demain contre les robustes Huskies. 

« Il faut vraiment commencer en force, a affirmé Sénécal. Au dernier match, on a commencé trop lentement en offensive, et même en défensive. Si on est capable d’amorcer le match en force [demain], on sera capable de le finir en force. »

Une revanche à prendre

Mais malgré toutes ces ressemblances, les deux universités n’ont pas la même expérience dans les grands moments. 

Pour les Carabins, la partie de demain sera l’occasion de se qualifier pour une deuxième Coupe Vanier de suite et de venger la semaine prochaine l’échec subit aux mains des Dinos en 2019, à Québec.

Les Huskies, eux, n’ont plus atteint le match ultime depuis 15 ans, alors qu’ils avaient été battus par le Rouge et Or chez eux. 

« On est fébriles d’avoir l’opportunité de jouer [demain], a souligné Flory. On sait que la foule sera bruyante, mais ce ne sera pas différent des rencontres que nous disputons chez nous, à Saskatoon. On s’attend à des spectateurs hostiles, mais c’est ce qui arrive quand on affronte une grande équipe avec d’excellents partisans. »

L’autre demi-finale mettra aux prises les X-Men de l’Université St. Francis-Xavier, de la Nouvelle-Écosse et les Mustangs de Western, de London, en Ontario, lors de la Coupe Mitchell. 

Coach Flory, le bon vivant proche de ses gars   

Scott Flory n’est pas à Montréal pour renouer avec la ville où il a habité pendant 15 ans, mais bien pour mener ses Huskies à une victoire contre les Carabins, 
demain.

Photo Chantal Poirier

Scott Flory n’est pas à Montréal pour renouer avec la ville où il a habité pendant 15 ans, mais bien pour mener ses Huskies à une victoire contre les Carabins, demain.

Scott Flory l’entraîneur-chef n’est pas bien différent de Scott Flory le joueur, qui avait souvent une bonne déclaration à offrir aux médias. 

« C’est un très beau building ici ! Je suis passé plusieurs fois devant, mais je ne m’étais jamais arrêté. Bon, pour ce que ça vaut dans le contexte... », a lancé l’ancien des Alouettes en riant aujourd'hui, au sujet du hall d’honneur de l’Université de Montréal, où avait lieu la conférence de presse de la Coupe Uteck. 

« C’est un entraîneur proche de ses joueurs. Il est très déterminé, très passionné par le football. On voit qu’il tient à ses gars, qu’il tient à gagner. C’est facile de jouer pour lui, tout le monde aime coach Scott », a raconté le sourire aux lèvres son quart-arrière chez les Huskies de l’Université de la Saskatchewan, Mason Nyhus. 

Main de fer dans un gant de velours 

Mais attention : tout n’est pas sujet à la rigolade avec l’ex-joueur de ligne offensive, qui semble diriger ses joueurs avec une main de fer dans un gant de velours. 

« Si quelqu’un fait quelque chose qui lui déplaît, on le sait assez vite, a poursuivi Nyhus. Mais il est drôle, surtout lors de nos réunions. C’est dans sa personnalité. Je pense que c’est vraiment bon pour notre équipe. »

Flory est revenu quelques fois à Montréal depuis qu’il a accroché ses crampons il y a huit ans, mais c’est la première fois qu’il y retourne dans un cadre compétitif. 

Il s’est d’ailleurs rappelé aujourd'hui s’être entraîné quelques fois au CEPSUM quand il portait l’uniforme des Alouettes. 

Le gagnant de trois coupes Grey ne s’est toutefois pas montré particulièrement émotif à l’idée de diriger une rencontre décisive dans la ville où il a vécu durant 15 ans. 

« Mon but n’est pas d’écrire une belle histoire en gagnant ici, a dit Flory. Oui, je suis très chanceux d’avoir joué aussi longtemps pour les Alouettes, mais c’était il y a plusieurs années. Mon but est que nous offrions notre meilleure performance [demain], peu importe où nous jouons. »

Pas de souper avec Calvillo

Et même s’il a toujours gardé contact avec Anthony Calvillo, devenu au fil des ans un bon ami, il ne prendra pas le temps d’aller souper avec son ancien quart-arrière, qui s’occupe désormais de l’offensive des Carabins. 

« Non, non. On ne fait que s’envoyer des messages textes, a commenté l’entraîneur des Huskies. Mais j’adore le gars, je l’ai protégé pendant 15 ans, nos familles sont demeurées proches. Il est intelligent, bien préparé. J’ai une tonne de respect pour lui. »  

De l’émotion à prévoir au CEPSUM   

Gagne ou perd demain, il s’agira pour certains vétérans des Carabins d’un ultime match au CEPSUM, la Coupe Vanier étant disputée la semaine prochaine au Stade Telus de l’Université Laval, à Québec. 

L’un des piliers de la défensive des Bleus, Philippe Lemieux-Cardinal, ne sait pas encore ce que l’avenir lui réserve. L’étudiant en kinésiologie en était cette saison à sa quatrième année d’admissibilité. 

Lemieux-Cardinal ignore s’il disputera une autre année dans l’uniforme de l’Université de Montréal. Cela dépendra des critères d’admissibilité qui seront établis pour la prochaine campagne. Le joueur de ligne défensive pourrait aussi tenter sa chance chez les pros. 

Se nourrir de l’ambiance

Une certitude demeure toutefois. Le vétéran prendra un moment demain pour apprécier le CEPSUM et ses bruyants partisans, dans l’éventualité où il y disputerait son dernier match. 

« Je vais essayer de me nourrir de l’ambiance, de prendre une minute pour contempler tout ça », a raconté avec de l’émotion dans la voix Lemieux-Cardinal, aujourd'hui. 

« C’est sûr qu’on va être concentrés, a-t-il ajouté, mais je prends en considération que ça pourrait être mes derniers matchs de football. Je veux profiter du moment présent, en profiter avec les gars. »

Ne pas trop en faire

Joueur de ligne par excellence de la dernière saison dans le RSEQ, Lemieux-Cardinal avait un conseil à offrir à ses nombreux coéquipiers de première année, à la veille de ce match sans lendemain contre une équipe qu’ils ne connaissent pas. 

Le joueur défensif est déjà passé par là : il a disputé le match de la Coupe Vanier il y a deux ans, que les Carabins ont perdu aux mains des Dinos de Calgary.

« Il faut rester concentrés sur la tâche à accomplir, a-t-il relevé. On a tous une tâche à accomplir individuellement pour que collectivement, ça aboutisse où on veut que ça aboutisse. On ne doit pas en faire plus ou moins que d’habitude. On l’a montré depuis le début de l’année, on est un groupe résilient. »

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