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La CSN dit oui à la grève générale illimitée

Les syndiquées de la CSN en CPE ont voté en faveur d'une grève générale illimitée dès le 1er décembre, «si les négociations avec le gouvernement ne débloquent pas d’ici là». 

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Les 11 000 travailleuses en CPE de la CSN se sont prononcées en faveur de ce moyen de pression ultime dans une proportion de 92%.  

La CSN rejoint ainsi la FIPEQ-CSQ, qui a déjà adopté des mandats de grève générale illimitée. Dans le cas de la FIPEQ, 91% des syndiquées ont voté pour un débrayage.  

De son côté, le gouvernement Legault évoque déjà la possibilité d’une loi spéciale pour forcer le retour au travail des éducatrices et des employés de soutien dans les CPE.  

«Je demeure une personne qui préfère s’entendre. Je vais faire tous les efforts pour m’entendre [avec les syndicats], mais ça fait très certainement partie des outils qui sont disponibles», affirmait jeudi la présidente du Conseil du trésor, Sonia LeBel.   

Les propos de la ministre risquent d’alimenter la grogne des syndiquées, estime la vice-présidente de la FSSS–CSN, Lucie Longchamps. «La loi spéciale, ce serait la plus mauvaise décision que ce gouvernement-là pourrait faire pour les centres de la petite enfance, a-t-elle déclaré en conférence de presse. Les travailleuses vont quitter massivement. Elles doivent être reconnues et, ça, ce serait vraiment une claque au visage, s’il en venait à faire un choix de cet ordre-là.»   

Par solidarité  

Québec offre aux éducatrices une hausse de 20,2% sur trois ans, mais les syndicats réclament une augmentation plus importante que ce qui est sur la table pour les employés de soutien, comme les concierges et les cuisiniers en CPE.  

Ces autres travailleurs représentent environ 15% des syndiqués, ce qui fait dire à la CSN que leur accorder une hausse plus significative n’aurait pas un impact important pour le gouvernement.  

«En votant aussi massivement pour la grève et donc en acceptant de perdre des journées, voire des semaines de salaire, ces travailleuses déjà sous-payées viennent de dire au gouvernement qu’elles sont solidaires et qu’elles sont prêtes à se battre jusqu’au bout pour avoir une entente équitable pour l’ensemble des salarié-es», a déclaré la représentante du secteur des CPE à la FSSS–CSN, Stéphanie Vachon, par voie de communiqué.  

Offre différenciée  

Selon la partie gouvernementale, Québec offre aux éducatrices une hausse salariale allant jusqu’à 20,2% sur trois ans, soit 30$ de l’heure au dernier échelon. Celles qui accepteront de travailler 40 h/semaine obtiendront jusqu’à 23% d’augmentation, selon une dernière offre qualifiée de «non formelle» présentée ce mois-ci.  

La plupart des autres corps d’emploi, eux, se font proposer une hausse d’environ 9% sur trois ans. C’est beaucoup moins que le rattrapage accordé aux éducatrices, mais Québec souligne que les autres employés de la fonction publique ont obtenu des hausses de 6% sur la même période.  

À noter que les agentes de conformité (7,5%), adjointes administratives (7%) et agentes de soutien technique et pédagogique (6%) se font offrir des hausses moins importantes, selon la CSN.  

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