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Saguenay: une pénurie de chauffeurs d’autobus scolaires complique la vie des parents

En plus de la COVID-19 et de la grève dans les garderies, le transport scolaire pourrait lui aussi devenir un casse-tête pour de nombreux parents du Saguenay.

Des transporteurs du Lac-Saint-Jean craignent des ruptures de service en raison de la pénurie de chauffeurs qui sévit un peu partout dans la province.

Ils ont même cru bon d'élaborer un plan d'urgence avec le Centre de services scolaire du Lac-Saint-Jean, au cas où aucun chauffeur ne serait disponible le matin pour effectuer un circuit.

Tous les parents ont reçu une lettre jeudi dans laquelle on leur explique la marche à suivre.

«C'est sûr que ça nous préoccupe, a indiqué le président et directeur général du Groupe Autocar Jeannois, Stéphane Lefebvre. On en a vu ailleurs dans le coin de Roberval des bris de services. On n’en a pas eu ici, mais on préfère prévenir et être prêt au cas où nous aussi on ferait face à ce genre de situation.»

Le document précise que les parents concernés seront avisés dès 6 h 30 par courriel et par téléphone, en plus de devoir eux-mêmes conduire leur enfant à l'école.

«C'est encore une affaire pour compliquer la vie des parents, a indiqué un parent rencontré à proximité d'une école d'Alma jeudi midi. On ne l'a pas facile ces temps-ci.»

«Même si on nous avise avant, ça demeure le matin même, et pour des parents comme nous qui avons des horaires atypiques, ça risque d'être très complexe», a soutenu la mère d'un autre enfant.

Les transporteurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean multiplient les démarches pour tenter de recruter de nouveaux chauffeurs et travaillent en étroite collaboration avec la Fédération des transports par autobus et le syndicat.

«Ça prend des qualifications précises pour conduire un autobus, mais chez nous on offre de la formation en entreprise et on accompagne nos nouveaux employés qui en ont besoin», a expliqué M. Lefebvre.

«C'est certain que si on est à tomber malades demain matin, la situation va devenir extrêmement précaire», admet le président du Syndicat des travailleurs du transport scolaire Lac-Saint-Jean-Est, Jean-Sébastien Allard.

Le recrutement est particulièrement ardu pour les postes à temps partiel et selon lui, le programme d'aide financière récemment mis en place par Québec pour assurer la rétention des conducteurs d'autobus scolaire n'a pas permis de régler le problème.

M. Allard affirme que des représentations seront effectuées auprès du gouvernement pour demander ce que cette prime passe de 2000 à 4000 $ annuellement.

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