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Vaccination des 5 à 11 ans: la patience encore de mise avant de pouvoir devancer la 2e dose

GEN-VACCINATION-ENFANT

Joël Lemay / Agence QMI

Malgré une indication claire transmise par le ministère de la Santé, les parents qui souhaitent devancer la deuxième dose de leur enfant en deçà des huit semaines recommandées devront patienter encore un peu avant de pouvoir procéder. 

Tel que rapporté précédemment dans nos pages, Québec a décidé de laisser aux parents la liberté de devancer le rendez-vous pour la deuxième dose de vaccin de leur enfant s’ils le souhaitent, peu importe la raison, par exemple pour un voyage.

D’emblée, le rendez-vous pour la dose de rappel est fixé huit semaines après la première, ce qui correspond à l’intervalle recommandé par le Comité d’immunisation du Québec avec le vaccin offert aux 5 à 11 ans. 

Mais rien n’empêche d’opter pour un délai de trois semaines, équivalent à celui prescrit par le fabricant du vaccin. Il s’agit d’ailleurs de «l’intervalle minimum requis» par le Protocole d’immunisation du Québec. 

«Si un parent demande un rendez-vous plus rapproché, cette demande sera acceptée. Le parent peut aussi aller lui-même sur Clic Santé et devancer le rendez-vous», confirmait jeudi la porte-parole du ministère de la Santé, Marie-Hélène Émond, dans une réponse écrite aux questions du Journal. 

Patience

De nombreux parents emballés par cette nouvelle et qui ont tenté le coup vendredi matin, sur Internet, comme au téléphone, se sont malheureusement butés à une fin de non-recevoir de la part de leur CIUSSS. 

Dans la plupart des régions, l’offre de rendez-vous via Clic Santé est encore limitée aux rendez-vous de première dose pour les enfants de 5 à 11 ans. Rien à faire, donc, du moins jusqu’à ce que nouvelles plages de rendez-vous soient débloquées, pour devancer la deuxième dose. 

Questionnée sur les difficultés rencontrées par plusieurs, «nous demandons aux parents de demeurer patients», a répondu la porte-parole du ministère de la Santé. 

Mme Émond a assuré que «tous les établissements de santé ont été informés de cette décision» d’offrir aux parents la possibilité de devancer la deuxième dose de leur enfant. 

La 1re dose d’abord

«Présentement, tous les efforts et les énergies sont déployées afin d’administrer la première dose du vaccin aux jeunes le plus rapidement possible compte tenu de la hausse des cas dans ces groupes d’âge», a-t-elle expliqué. 

«Les équipes vont s'adapter. Ça va se faire graduellement», a commenté pour sa part l’attachée de presse du ministre de la Santé Christian Dubé, Marjaurie Côté-Boileau. 

À l’instar de Mme Émond, elle rappelle toutefois que l’intervalle de huit semaines permet de maximiser l’efficacité du vaccin. 

«Pour les enfants, ce qu’on recommande, c’est huit semaines», insiste également Dr Gaston De Serres, médecin-conseil à l’INSPQ. 

«D’attendre quatre semaines de plus, ça permet au système immunitaire de bien compléter sa réponse à la première dose et de faire que la réponse à sa deuxième dose est meilleure», a-t-il fait valoir. 

Chez les adultes, une amélioration de l’efficacité de 5 à 10 % a été observée en espaçant les deux doses de huit semaines. 

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