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Crise d’identité au PLQ: un essentiel et important virage, affirme Anglade

La cheffe du parti libéral du Québec admet que le «grand virage» progressiste qu’elle mène au sein de son parti ne se fera pas sans grognement, mais qu’il est essentiel.  

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Depuis le début de son premier congrès à titre de cheffe du PLQ, Dominique Anglade a dû défendre le virage très progressiste de sa formation et les critiques de ses propres militants. 

«Ça fait partie de la réalité d’un parti qui se transforme. Le moment où tu décides d’opérer un virage, il va y avoir des réactions de personnes qui ont milité au parti et qui peuvent ne pas être d’accord», a signalé Mme Anglade, lors d’un point de presse samedi matin. «Le parti libéral est en redéfinition. C’est évident qu’il y a des gens qui se demandent comment ça va s’opérer. C’est un parti qui débat, c’est un parti d’idée. Je m’attends à des échanges corsés. C’est une bonne chose.»  

Cependant, dit-elle, le statuquo était impensable à la suite du sévère résultat électoral de 2018. «On a un objectif énorme de transformation», a relaté Mme Anglade.  

Or, certaines propositions du parti sont taxées d’être trop à gauche, ce qui a valu une comparaison avec Québec Solidaire dans les derniers jours.  

Une étiquette que la cheffe rejette depuis le début du weekend.  

«Notre formation opère un virage qui est important. On renoue avec l’idée de grands projets pour le Québec», a décrit Mme Anglade.  

Écoutez la chronique de l’analyste politique Elsie Lefebvre sur QUB radio:

 

Complexe projet ÉCO   

Ce grand projet de société, c’est ÉCO. Il s’agit d’un ambitieux chantier économique et écologique de 100 milliards $ en partenariat avec le secteur privé.  

Un projet axé sur un gigantesque plan de nationalisation de l’hydrogène vert. 

Un projet complexe difficile à expliquer aux citoyens, a avoué Mme Anglade. Elle sait que le défi pour convaincre les électeurs sera grand d’ici les élections.  

«Avant d’expliquer ce qu’est l’hydrogène vert, je pense qu’on doit parler de projet de société. Dire que l’écologie et l’économie ne vont faire qu’un», a indiqué la meneuse du PLQ. « Il faut reconnaitre qu’on a un enjeu majeur au niveau des changements climatiques et que le Québec est capable d’y amener une solution.» 

Pour l’instant, Mme Anglade parle d’économie d’énergie et de son désir d’augmenter beaucoup les redevances sur l’eau.  

Bourassa   

Il y a eu certes des critiques depuis quelques jours, mais l’ouverture du congrès a également permis aux militants de donner leur appui à la cheffe du PLQ. 

Le directeur général du Parti libéral du Québec de 1970 à 1978, Ronald Poupart, a d’ailleurs lancé de fleurs à Mme Anglade, la comparant à l’un des plus grands bâtisseurs du Québec. «Elle me fait penser à Robert Bourassa», a-t-il déclaré. «Avec Dominique, on va être un parti social-démocrate.» 

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