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Des Québécois craignent de ne pas pouvoir quitter la Martinique

Des tensions et des violences liées à l’imposition d’un passeport sanitaire en Martinique font en sorte que des Québécois s’y trouvent coincés, incapables de revenir au pays. 

Des pillages, des blocages de routes, des incendies et des tensions avec les forces de l’ordre sont parmi les événements qui secouent la Martinique ces derniers jours. 

Plusieurs syndicats locaux ont aussi déclenché une grève générale pour protester contre l’imposition du passeport sanitaire. 

Ainsi, plusieurs Québécois craignent de ne pas pouvoir revenir au Canada.

Les tests PCR, nécessaires pour prendre l’avion et revenir au pays, sont très difficiles d’accès. 

De plus, les déplacements jusqu’à l’aéroport sont lourdement entravés à cause des blocages de routes. Certains Québécois doivent user de stratégie pour tenter de revenir chez eux. 

«Le taxi qu’on a réservé arrive à faire débloquer des routes parce qu’il connait des gens. On s’est dit qu’on prend cinq heures pour être sûrs d’y arriver. Sinon, on a un plan B, on a un bateau qui va nous amener à une marina près de l’aéroport et après il faut monopoliser quelqu’un pour nous amener à l’aéroport», explique Dorian Kartalovski, résident permanent canadien en Martinique. 

Malgré le couvre-feu en place et le report de l’obligation vaccinale, des spécialistes estiment que la situation pourrait encore s’empirer en Martinique. 

«La tension ne descend pas du tout. Ce n’est pas le moment opportun de venir poser ses valises en Martinique pour espérer venir passer des vacances», croit Michelle Martineau, doctorante en sciences politiques, spécialiste des Antilles françaises. 

Un seul vol par semaine reli Montréal et la Martinique. Il aura lieu samedi à 15 h, et plusieurs Québécois feront tout pour être à bord.

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