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Nouveau variant: «ce qui a été détecté, c’est la pointe de l’iceberg»

Le nouveau variant Omicron de la COVID-19 inquiète le monde entier, mais force est de constater qu’il se trouve «probablement déjà partout sur la planète», selon un virologue à la retraite.

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«Ce qui a été détecté, en fait, c’est la pointe de l’iceberg. Le virus est probablement déjà partout sur la planète», croit Jacques Lapierre.

Fait inquiétant, au cours des deux dernières semaines, 700 personnes en provenance d’Afrique du Sud - pays où le taux de vaccination est particulièrement faible - sont arrivées au Canada.

Ce qui pousse l’expert à plaider pour un meilleur accès à la vaccination pour diminuer la circulation du virus, qui lui permet de muter.

«En vaccinant la population riche, on a quand même prévenu la maladie pour des millions de personnes, donc ces personnes ne sont plus vraiment dans la banque qui permet au virus de muter autant, mais évidemment, le virus est allé chercher les endroits où les gens n’étaient pas vaccinés», dit-il.

«Je pense que c’était important de vacciner les populations qui pouvaient avoir accès aux vaccins rapidement, mais c’est aussi important le plus rapidement possible de donner accès aux populations pauvres pour diminuer le passage du virus dans des personnes qui l’aide beaucoup beaucoup à muter», ajoute M. Lapierre.

Alors que les pharmaceutiques s’affairent à vérifier si leurs vaccins sont toujours efficaces contre la nouvelle mutation, il pourrait prendre une centaine de jours avant de recevoir les doses d’une nouvelle mouture, si elle est nécessaire, indique le virologue à la retraite.

Si Omicron est aussi préoccupant, c’est qu’il se greffe plus facilement aux cellules et qu’il est en train de remplacer le variant Delta en Afrique du Sud.

«Ce qui arrive actuellement, c’est que le spicule, en changeant, risque de ne pas reconnaitre les anticorps qu’on a produits. À ce moment-là, on baisserait l’efficacité du vaccin», indique Jacques Lapierre.

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