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Inondations en Colombie-Britannique: le programme d’alerte bientôt utilisé

La Colombie-Britannique fait de nouveau face à des pluies torrentielles depuis samedi soir, obligeant les autorités à déployer les grands moyens pour éviter de nouvelles catastrophes, près de deux semaines après les premières inondations.

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«Nous sommes au milieu de l’une des séries de tempêtes les plus intenses que nous ayons vues le long de la côte de la Colombie-Britannique», a indiqué le ministre de la Sécurité publique, Mike Farnworth, lors d’un point de presse tenu dimanche matin.

Face aux prochaines fortes précipitations attendues lundi et mardi, le gouvernement a annoncé qu’il était prêt à utiliser son programme d’alerte pour la première fois.

«Il s’agit de conditions météorologiques historiques intensifiées par le changement climatique», a précisé M. Farnworth.

Du côté des transports, le ministre Rob Fleming a mentionné qu’aucun glissement majeur n’a été signalé, même si certaines routes avaient subi des problèmes de débris mineurs et des chutes de pierres.

«Le nettoyage est en cours, nous avons des ingénieurs géotechniques qui évaluent actuellement quand ils pourront rouvrir», a-t-il souligné en matinée.

Tous les yeux tournés vers la rivière à Abbotsford

Une fois de plus, la municipalité d’Abbotsford n’a pas été épargnée par la tempête et près de 90 résidences ont ainsi dû être évacuées tôt dimanche matin dans le quartier de Huntingdon Village.

Le secteur était particulièrement surveillé depuis samedi par crainte de débordement de la rivière Nooksack, qui se trouve dans l’État voisin de Washington. Des membres des Forces armées canadiennes avaient alors placé des sacs de sable pour tenter de protéger des maisons.

Près de 50 millimètres d’eau ont cependant commencé à s’écouler vers le village en matinée, mais ne provenaient pas du cours d’eau.

«Ce sont les précipitations et la fonte des neiges du Mont Baker. Ces champs sont tous très saturés. L’eau ne peut aller nulle part, alors elle patine à travers ces champs et traverse la frontière», a expliqué le maire d’Abbostford, Henry Braun, au Global News.

Les autorités du côté de Washington ont néanmoins avancé que la rivière pourrait atteindre son pic au courant de l’après-midi.

«Aujourd’hui est un jour décisif. C’est le moment. Et nous ne saurons pas avant quelques heures ce qui va se passer», a ajouté le maire au média. «C’est quand le niveau d’inondation est atteint que la situation devient critique. Si les réparations des brèches tiennent et que la Nooksack reste dans son canal, tout ira bien. Ça va être serré.»

M. Braun a confirmé lors d’un point de presse en après-midi que le cours d’eau avait commencé à déborder. La municipalité a par ailleurs été dans l’obligation de fermer les vannes d’une station de pompage, pouvant mettre à rude épreuve la digue de Sumas déjà endommagée.

Autre ville dévastée par les récentes inondations, la municipalité de Merritt a ordonné l’évacuation du secteur en milieu d’après-midi en raison de la pluie et de la fonte des neiges.

«Malgré les efforts incroyables déployés par les équipes municipales pour renforcer et restaurer les berges de la rivière Coldwater, notre communauté est toujours vulnérable aux inondations. La rivière monte et nous surveillons nos berges et sommes prêts à faire le nécessaire pour assurer la sécurité de nos citoyens», a déclaré par voie de communiqué la mairesse Linda A. Brown.

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