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Un court métrage québécois éligible aux Oscars

La cinéaste Marianne Farley à son arrivée à la cérémonie des Oscars, en février 2019.

Photo d'archives, WENN

La cinéaste Marianne Farley à son arrivée à la cérémonie des Oscars, en février 2019.

Trois ans après avoir été nommée aux Oscars avec son film Marguerite, la cinéaste québécoise Marianne Farley s’illustre de nouveau à l’étranger grâce à son plus récent court métrage, Frimas, qui connaît un beau parcours sur le circuit des festivals internationaux.

Depuis sa première mondiale, en juin dernier, au Festival REGARD au Saguenay, Frimas a été présenté dans une vingtaine de festivals à travers le monde dont ceux de Rome, Namur (en Belgique), Trouville (en France) et Rhode Island (aux États-Unis). 

Le film de 20 minutes mettant en vedette Karine Gonthier-Hyndman a aussi récemment été sacré meilleur court métrage de fiction au Festival du court métrage de Miami. Fait intéressant : Marianne Farley avait remporté ce même prix à Miami il y a trois ans avec son court métrage précédent, Marguerite.

Sujet polarisant 

En entrevue au Journal, Marianne Farley avoue qu’elle ne savait pas à quel genre de réaction s’attendre en allant présenter Frimas dans un état conservateur comme la Floride. C’est que son film aborde un sujet très polarisant aux États-Unis : le droit à l’avortement. Frimas, un thriller, met en scène une jeune femme qui se fait avorter illégalement dans un Québec dystopique où l’avortement est de nouveau criminalisé. 

« C’est sûr que j’avais des appréhensions en allant présenter mon film à un public de la Floride, mais en même temps, j’ai fait ce court métrage justement parce que je voulais susciter des discussions », explique la cinéaste.

« Je dois dire qu’en général, le film a été très bien reçu. Je pense que les gens qui fréquentent les festivals sont ouverts d’esprit. Mais j’ai quand même eu quelques réactions moins positives après la projection de la part de spectateurs qui ne partageaient pas le même point de vue que moi sur l’avortement. Mais je suis restée très calme et je leur ai expliqué pourquoi je considérais que le droit à l’avortement était fondamental et important pour la santé des femmes. »

Vers les Oscars ? 

Grâce à son prix remporté à Miami et au fait qu’il a pris l’affiche récemment dans un cinéma de Los Angeles, Frimas fait partie d’une longue liste de films éligibles à une nomination pour l’Oscar du meilleur court métrage de fiction. On saura dans quelques semaines si le court métrage de Marianne Farley est présélectionné pour les Oscars. Mais d’ici là, la cinéaste garde la tête froide. 

« J’ai déjà vécu une course aux Oscars il y a trois ans et si, par chance, ça se reproduisait, je pense que je ne le vivrais pas du tout de la même manière », avance-t-elle. 

« Avec Marguerite, c’était vraiment un tourbillon. Aujourd’hui, la grosse machine hollywoodienne me fait un peu moins peur. Mais pour l’instant, j’essaie d’être détachée de cela. Une nomination aux Oscars, je sais que c’est quelque chose qui ne se contrôle pas : ça arrive ou ça n’arrive pas. »

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