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«Révolution»: Cindy, Rahmane et Yoher remportent la finale

Ils l’avaient annoncé lors de la première émission, et ils l’ont fait. Cindy, Rahmane et Yoher sont revenus à «Révolution» pour gagner, et lors de leurs deux derniers numéros, dimanche soir, ils ont prouvé qu’ils méritaient ce grand prix de 100 000 $.

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S’ils n’ont jamais douté de leur détermination à remporter cette troisième saison de «Révolution», les trois danseurs confient qu’ils sont néanmoins passés par des moments plus difficiles durant l’aventure. «On avait un plan depuis le début et on a gardé notre concentration sur cet objectif», a expliqué Rahmane au téléphone depuis Malte, où il participe à une création du Cirque du Soleil, en compagnie de Yoher. 

Le défi était pourtant grand pour ces trois danseurs qui évoluent dans des styles de danse différents. «On s’est vraiment inspirés les uns et les autres, a expliqué Rahmane. On est trois danseurs d’âge, de style et d’origines différents, c’était normal qu’on utilise ce métissage pour inspirer nos numéros, mais aussi pour délivrer un message.» Mais dans ce travail de création, chacun avait son mot à dire. «On a collaboré en poussant la recherche, tout en mettant nos trois univers en commun», a poursuivi Yoher. 

Encouragement mutuel  

La motivation du trio s’est renouvelée sans cesse, étape après étape. «Chacun de nous a dépassé l’étape à laquelle il avait perdu dans une saison précédente, a détaillé Rahmane. Ça nous a donné un summum de confiance en nous pour la finale parce qu’on savait qu’on était capable. Yoher avait perdu à cette ultime étape, mais Cindy et moi, on voulait lui redonner tout ce qu’il nous avait apporté précédemment pour qu’on se dépasse. La finale est vraiment le moment où on s’est le plus mis à nu.» 

Pour Cindy, qui travaille à Montréal, on est toujours plus forts pour les autres que pour soi-même. «La finale, c’était une façon pour nous de soutenir et de se dépasser pour Yoher qui avait perdu à ce moment-là à la première saison. On était derrière lui et on voulait gagner pour lui.» 

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Une finale intense  

Même si leur supériorité artistique et technique ne faisait aucun doute, Yoher a vécu la finale plus difficilement que les autres. «C’était difficile parce que je suis déjà passé par là, et la première fois ne s’était pas terminée comme j’aurais voulu, a-t-il analysé. J’avais confiance en nous trois, dans notre façon de travailler et de pousser les mouvements et la créativité au maximum. Mais j’étais stressé parce que j’avais peur que ce que j’avais vécu se reproduise une nouvelle fois. J’étais très fébrile, mais Cindy et Rahmane m’ont beaucoup soutenu, et on a réussi.» 

S’ils se sentent aussi forts à trois, c’est parce que chacun apporte ses points forts au groupe. Pour Rahmane, «chacun a une force par rapport aux autres. Yoher est plus dans la mise en scène, Cindy est forte dans la recherche chorégraphique, et moi, je suis plus dans l’improvisation et l’urbain. On avait tellement d’idées qu’il fallait chaque fois choisir la bonne.» 

Un prix à trois  

Les trois gagnants ne savent pas encore comment ils vont utiliser la somme de 100 000 $ qu’ils ont remportée avec la finale. «On est des danseurs et on fait ça pour l’art avant tout. On ne fait pas ce métier pour l’argent. Pour le prix, on est encore en réflexion sur l’utilisation de cet argent. Il y a plusieurs choses que l’on veut faire et notamment 

prendre soin de nous. On a travaillé fort, il y a eu des blessures, nos corps ont été soumis à un travail acharné et on va certainement utiliser une partie de cet argent pour nous réparer et prendre soin de nous.» Les décisions se prendront quand les deux gars reviendront de Malte, à la mi-décembre. 

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Une finale enlevante  

La finale de «Révolution» est toujours une émission très festive où on se permet de permettre tous les styles de danse en évidence à travers des numéros à grand déploiement. Ce dimanche n’a pas fait exception. Le numéro d’ouverture, sur la musique de «Pump Up The Jam», a vu défiler l’ensemble des participants de cette troisième saison, dans une chorégraphe hétéroclite de Team White. 

Les quatre finalistes se sont ensuite succédé pour la première partie de cette finale. Willow a proposé une chorégraphie plus romantique, mais aussi plus abstraite qu’auparavant. «On sait qu’on n’est pas les meilleurs danseurs du monde, mais on a une complicité inégalable», a annoncé William. 

Les maîtres ont salué leur sens de l’esthétique, leur technique, ainsi que leur créativité conceptuelle foisonnante. 

Yannick et Éliana se sont ensuite montrés très créatifs avec un numéro inspiré du cinéma. Le moment révolution leur a causé bien des soucis en répétition, et ils l’ont parfaitement réussi pour la première fois lors du tournage. Lydia a félicité leur musicalité et leur côté enfantin qui donne beaucoup de joie. 

Tommy a choisi de faire un numéro qu’il avait lui-même chorégraphié, mais qui n’était pas à la hauteur de ce qu’il avait proposé en demi-finale. Les Twins ont tenu à souligner le fait que peu de monde a pensé, au départ, qu’il se rendrait aussi loin. Lydia lui a d’ailleurs conseillé de planifier une tournée d’audition des compagnies, car il est définitivement un danseur à fort potentiel. 

Enfin, Cindy, Rahmane et Yoher ont livré une prestation exceptionnelle autour d’un cube lumineux. Leur moment révolution était à la hauteur du numéro, splendide. 

PHOTO COURTOISIE / OSA IMAGES

Deuxième étape  

Cindy, Rahmane et Yoher ont récolté 97 points (48 pour la prestation et 49 pour la révolution), et Willow, 94 (48 et 46) ce qui les a qualifiés pour l’ultime étape. Yanick et Éliana ont obtenu 90 points, et Tommy, 89. 

Sur la chanson «Papaoutai», de Stromae, une vingtaine de danseurs ont finalement proposé un extrait du spectacle de «Révolution en tournée», qui recommence à l’hiver prochain. 

Pour leurs dernières 45 secondes de la saison, Willow et le trio ont offert des moments de grâce. Chacun des mouvements était concis, maitrisé, significatif et émouvant. À ce niveau de qualité et de précision, les départager n’a certainement pas été facile pour les maîtres. 

Au cours de la soirée, la troupe T.Acos s’est vu remettre une bourse de 5 000 $ pour le talent et l’évolution, et Break City All Stars, une bourse du même montant pour le meilleur moment révolution de l’année.

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