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Agression sexuelle d'une ado: il l'aurait intoxiquée au cannabis, au crack et au GHB

Raymond Maxime Leblanc est accusé d'avoir agressé sexuellement (pénétration complète sans condom) une jeune adolescente de 14 ans après l'avoir intoxiqué au cannabis, au crack et au GHB.

Photo tirée de Facebook

Raymond Maxime Leblanc est accusé d'avoir agressé sexuellement (pénétration complète sans condom) une jeune adolescente de 14 ans après l'avoir intoxiqué au cannabis, au crack et au GHB.

Une jeune ado qui avait de graves problèmes de consommation à l’automne 2020 aurait été agressée sexuellement par un homme qui, auparavant, l’aurait intoxiquée au cannabis, au crack et au GHB.  

C’est la triste histoire qui a été rapportée, lundi, par le poursuivant, Me Louis-Philippe Desjardins, alors que se tenait l’enquête sur remise en liberté de Raymond Maxime Leblanc, un individu de 48 ans qui possède des antécédents de trafic de stupéfiants, menace, harcèlement, voies de fait simple, méfait, vol, introduction par effraction, fraude, recel, entrave et conduite pendant interdiction.  

Le 11 novembre 2020, alors que Lydia (prénom fictif) quêtait des cigarettes sur l’avenue Myrand, elle se serait fait aborder par Leblanc qui résidait à cet endroit. Il lui aurait alors offert une cigarette en ajoutant qu’elle pouvait venir chez lui pour «fumer un joint».  

Alors qu’elle se trouvait au salon, l’homme lui aurait montré une table sur laquelle se trouvaient plusieurs sortes de drogues dont des speeds et du GHB. Par la suite, ils auraient consommé du cannabis puis, Leblanc aurait sorti de la free base et soufflé une bouffée de crack au visage de la jeune fille.  

Intoxiquée

«L’effet est immédiat et elle trouve que c’est merveilleux. Ils vont en consommer de huit à dix fois. Il lui propose ensuite de prendre du GHB en lui disant que ça le rendait cochon et qu’il prenait ça pour se masturber», a relaté Me Desjardins.  

Avec l’accord de l’adolescente, il en a versé dans son verre et, au bout de 5 à 7 minutes, «elle a commencé à se sentir excitée», selon la preuve présentée au juge Thomas Jacques.  

L’homme aurait ensuite amené l’adolescente dans sa chambre où il y aurait eu une relation sexuelle complète, sans condom. Lydia, qui avait remarqué que l’homme avait le pénis tatoué, serait ensuite partie puis, une fois chez elle, la mère de Lydia l’a entendu pleurer et dire à une amie «qu’elle s’était fait prendre par-derrière par un homme».  

«Au début, elle ne voulait pas porter plainte, mais, après avoir suivi une thérapie, elle a choisi de le faire», a témoigné la mère de Lydia. 

Faibles garanties

Pour garantir sa liberté, Leblanc a présenté comme caution son ex-conjointe à qui il se serait confié il y a environ deux mois.  

«Quand il m’a parlé, il m’a dit qu’il n’était pas coupable», a fait savoir Audrey Haince qui a accepté d’être caution parce qu’elle a «l’intention de reprendre» avec Leblanc.  

L’accusé, qui dit travailler comme «homme de confiance» ou «homme à tout faire» a aussi offert de s’engager sous signature pour un montant de 5000 $ en précisant qu’il n’avait «aucun intérêt ou pensée noire pour la victime».  

Toutefois, considérant «le risque marqué que l’accusé commette un nouveau délit s’il était remis en liberté», le juge Jacques a choisi de détenir Leblanc qui reviendra devant la Cour à la mi-janvier.