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Femme tuée par une voiture dans sa maison en 2014: la culpabilité du chauffard confirmée

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Après sept ans de procédures, le chauffard qui a causé la mort d’une femme en encastrant sa voiture dans une résidence de la région de Lanaudière prendra le chemin du pénitencier.

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La Cour d'appel a confirmé, lundi, la culpabilité d'Anthony Bélanger en lien avec l’événement qui avait coûté la vie à Rachel Middleton dans la nuit du 26 octobre 2014.

Vers 3 h 30 du matin, cette nuit-là, Rachel Middleton et Joël Ricard dormaient paisiblement quand la voiture de Bélanger a fait irruption dans leur chambre, atterrissant sur le lit. La mère de famille a été tuée sur le coup et son conjoint blessé gravement. Les trois enfants du couple ont découvert la scène horrible et appelé le 911.

Tout au long du procès, Anthony Bélanger – un résident de Joliette âgé de 25 ans au moment des faits - a maintenu qu'une autre personne conduisait la voiture. Or, selon tous les témoins, il a été trouvé seul dans le véhicule, prisonnier des débris qui le coinçaient de tous côtés, empêchant les portes de s'ouvrir. 

Personne d'autre n'aurait pu s'échapper de la voiture, où seul son ADN a été retrouvé. Son taux d'alcoolémie lors de l'accident était de 156 mg par 100 ml de sang, soit deux fois la limite permise. De plus, la personne que l'accusé disait avoir laissée conduire sa voiture n'a jamais été présente ce soir-là au bar où il l'aurait supposément rencontrée.

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Le juge de première instance à l’époque, au palais de justice de Joliette, Jean Roy, avait déclaré Bélanger coupable de conduite avec les capacités affaiblies ayant causé la mort et des lésions, après avoir écarté sa défense et la qualifiant de farfelue. 

Dans la foulée, le 26 février 2020, l’individu a été condamné à cinq ans de pénitencier. Or, il a porté la cause en appel et a été immédiatement libéré.

Lundi matin, la Cour d'appel a mis un terme aux sept longues années de procédures en rejetant l'appel d'Anthony Bélanger. Ce dernier devra se rendre aux autorités carcérales pour purger sa peine de cinq ans de détention, au plus tard à partir du 3 décembre.

«Pour nous, c'est un soulagement, après sept années de procédures à vivre l'enfer», nous a confié Jeanne Pouliot, la mère de Rachel Middleton, en entrevue, après le verdict de la Cour d’appel.

Me Alexandre Dubois, représentant de la Couronne, s’est également dit satisfait de l’issue du dossier. «Dès l'annonce du verdict par le juge Jean Roy on avait confiance que la preuve de sa culpabilité était établie hors de tout doute raisonnable, mais ce drame et toutes ces années de procès ont été très difficiles à vivre pour la famille. On est très contents que cette décision vienne mettre un terme aux procédures.»

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